Réunis lundi 21 juillet par visioconférence, les ministres de la Défense des pays du groupe de contact pour la défense de l'Ukraine ont souligné leur soutien militaire au pays alors que les attaques aériennes russes de grande ampleur se multiplient.
Lors d'un discours aux ministres, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a souligné l'initiative annoncée le 14 juillet par lui-même et le président américain, Donald Trump, qui a pour objectif d'envoyer des équipements américains supplémentaires à l'Ukraine, notamment des systèmes de défense aérienne, grâce à des investissements des Alliés européens et canadiens. Cette initiative, coordonnée par l'OTAN, « a déjà suscité l'intérêt de nombreux Alliés », a précisé l'Alliance dans un communiqué.
Les Pays-Bas ont ainsi annoncé, lundi 21 juillet, qu'ils comptaient « contribuer de manière substantielle » à l'initiative visant à doter l'Ukraine de moyens de défense aérienne supplémentaires, sans préciser cependant le montant engagé. Le Royaume-Uni, qui coprésidait la réunion du Groupe de Contact, a précisé qu'il contribuerait pleinement au succès de l'initiative américaine.
L'Allemagne, l'autre coprésident, a également annoncé qu'elle « veillera à ce que cinq systèmes Patriot, dont le besoin se fait cruellement sentir, soient livrés aussi rapidement que possible » à l'Ukraine. « L'Allemagne est prête à financer (le) transfert (de systèmes de défense aérienne Patriot supplémentaires à l'Ukraine). Les détails techniques, logistiques et financiers sont en cours de coordination », a précisé le ministère allemand de la Défense dans un communiqué.
Le Royaume-Uni et l'Allemagne ont aussi annoncé un nouvel accord de partenariat pour la fourniture à l'Ukraine de munitions de défense aérienne. Berlin fournira un financement de plus de 170 millions d'euros, que Londres utilisera pour acquérir rapidement des munitions de défense aérienne via le Fonds international pour l'Ukraine, qu'il dirige, et qui seront livrées dans les prochains mois.
Nouvelles négociations ce mercredi. Les parties ukrainienne et russe se retrouveront ce mercredi en Turquie pour de nouvelles négociations. Si la Russie est sous la pression de Donald Trump, qui a prévenu qu'il imposerait des sanctions s'il n'y avait pas d'accord de paix sous 50 jours (EUROPE 13681/9), elle a annoncé, mardi, ne pas s'attendre à des « avancées miraculeuses » pour ce mercredi alors que les positions des deux parties sont « diamétralement opposées ». (Camille-Cerise Gessant)