Wolf Klinz, président du Conseil d'information financière sur le reporting d'entreprise (EFRAG), a fait valoir l’influence de son organisation dans le secteur de la comptabilité au niveau mondial, lors de son audition devant la commission des affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen, lundi 14 juillet. En effet, il était entendu pour le renouvellement de son mandat, proposé par la Commission européenne.
« Nous sommes considérés et reconnus comme une organisation hautement professionnelle dans le monde entier », a-t-il assuré devant les députés. Malgré les relations plus compliquées avec les États-Unis, il a certifié que l’UE, à travers l’EFRAG, entretenait des relations très étroites avec un certain nombre de pays tiers membres du Bureau international des normes comptables (IASB), basé à Londres. Il a évoqué notamment l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, la Corée du Sud et le Japon. « Elles enrichissent nos discussions internes », a-t-il souligné.
« L’IASB prend très souvent en compte nos contributions comme des retours d'information que nous pouvons fournir. Il nous en est reconnaissant et estime que, grâce à ces contributions, il peut améliorer son travail », a-t-il confié.
Concernant les risques de surcharge bureaucratique des entreprises, il s’est dit « assez optimiste » concernant le reporting financier, malgré la situation concurrentielle. En revanche, concernant le reporting de durabilité, il a reconnu que l’EFRAG n'avait pas eu « un dialogue suffisamment fort avec les parties prenantes pour voir où se situait leur ligne rouge » (EUROPE 13679/19).
La commission ECON se prononcera sur le renouvellement de son mandat de trois ans mardi 15 juillet. (Anne Damiani)