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Bulletin Quotidien Europe N° 13680
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Invasion Russe de l'Ukraine / Commerce

L'accord sur les futurs quotas agricoles pour l'Ukraine ne convainc pas certains des pays de l'UE en première ligne

Les ministres de l'Agriculture bulgare, hongrois, polonais, roumain et slovaque ont fait part, lors du Conseil 'Agriculture' du 14 juillet, de leurs doléances concernant l'avenir des échanges avec l'Ukraine.

Quelques jours plus tôt, ces pays, à l'exception de la Roumanie qui a rejoint l'appel à la dernière minute, avaient publié une déclaration conjointe, dans laquelle ils s'inquiètent de l'accord trouvé entre la Commission européenne et Kiev sur les échanges agricoles (EUROPE 13674/5).

Les cinq pays regrettent que la Commission n'ait pas choisi de maintenir les quotas de l'accord commercial tels qu'ils étaient en place avant le début de la guerre d'agression russe de l'Ukraine. L'augmentation proposée des contingents sur les produits sensibles est trop importante, d'après eux. 

Quant aux mesures de sauvegarde prévues par la Commission, elles devraient s'appliquer aussi aux produits agricoles déjà libéralisés, selon la déclaration conjointe. 

De plus, la Commission doit envisager d'établir un fonds spécifique pour compenser les agriculteurs qui seraient affectés négativement par les importations d'Ukraine, selon les cinq pays. 

Le commissaire européen à l'Agriculture, Christophe Hansen, a réfuté l'ensemble des critiques formulées sur l'accord, lors du débat consacré à ce sujet, lundi. Par exemple, il a estimé que les chiffres des importations peuvent être lus différemment. « Pour le blé, nous nous sommes entendus sur une augmentation modérée de 1 à 1,3 million de tonnes. Cela représente une baisse de 80% par rapport aux volumes observés pendant le pic d'importations sous le régime des mesures commerciales autonomes (ATM) où les importations étaient à 6,4 millions de tonnes », a-t-il fait valoir.

M. Hansen a toutefois indiqué prendre en compte les inquiétudes de ces cinq pays, dont la plupart sont limitrophes de l'Ukraine. 

Lors de la discussion, plusieurs États membres de l'UE ont, en revanche, soutenu l'accord. La France, l'Allemagne, la Lituanie, l'Estonie, la Suède, la Finlande et la Lettonie ont insisté sur le besoin, selon elles, de soutenir l'économie ukrainienne et donc ses exportations.

Voir la déclaration conjointe : https://aeur.eu/f/hva (Léa Marchal)

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