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Bulletin Quotidien Europe N° 13602
SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

« L’Europe doit avoir une posture de défense européenne forte pour 2030 », prévient Ursula von der Leyen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé, mardi 18 mars, que pour 2030, soit dans cinq ans, l’UE devrait avoir une posture de défense européenne forte. 

« Être préparé pour 2030 signifie s’être réarmé et avoir développé les capacités nécessaires pour une dissuasion crédible et disposer d’une base industrielle de défense qui constitue un avantage stratégique. Mais pour être prêts en 2030, nous devons agir maintenant », a prévenu la présidente lors d’un discours à l’Académie militaire royale danoise. La Commission présentera ce mercredi son 'Livre blanc sur l’avenir de la défense' (EUROPE 13599/1).

La première priorité, « et celle qui est primordiale », selon Mme von der Leyen, est d’augmenter massivement les dépenses consacrées à la défense.

La présidente a estimé en outre qu’il fallait combler les lacunes en matière de capacités dans les domaines prioritaires, « à l’Européenne », ce qui implique une « coopération paneuropéenne à grande échelle ». « Cela commence par des aspects basiques, tels que les infrastructures et la mobilité militaire. D’ici 2030, nous avons besoin d’un réseau européen opérationnel de corridors terrestres, d’aéroports et de ports maritimes facilitant le transport rapide des troupes et des équipements militaires », a-t-elle expliqué. 

« L’ampleur, le coût et la complexité des projets dans ces domaines dépassent largement les capacités des différents États membres. Mais ensemble, en tant qu’Européens, nous pouvons maîtriser ce défi », a souligné la présidente. Elle a appelé à développer des projets à grande échelle et à intensifier les acquisitions collaboratives dans ces domaines, « ce qui nécessite de mutualiser la demande, de raccourcir les délais de mise en œuvre et de garantir l’interopérabilité ».

La présidente souligne aussi l’importance de renforcer la base industrielle de défense de l’Europe, mettant en avant la nécessité d’un marché européen qui « favorisera (la) prospérité et (la) compétitivité industrielle ainsi que (la) sécurité et exercera un effet libérateur sur l’innovation, la recherche et les compétences ».

Comme annoncé par Agence Europe (EUROPE 13599/1), la Commission présentera un ‘omnibus de la défense’ « afin de simplifier les règles et les réglementations – de la certification à l’autorisation, ou encore en ce qui concerne la jonction des contrats existants » et lancera un dialogue stratégique avec l’industrie de la défense pour examiner les obstacles qui se dressent sur son chemin.

Enfin, la présidente a insisté sur le renforcement du soutien à l’Ukraine, plaidant pour la mise sur pied d’une « force mixte » avec l’Ukraine « afin de coordonner le soutien militaire de l’UE et des États membres à l’Ukraine » et l’accélération de l’intégration de l’Ukraine dans le marché européen des équipements de défense. (Camille-Cerise Gessant)

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