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Bulletin Quotidien Europe N° 13504
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

REPowerEU, les ministres de l'Énergie toujours inquiets de la dépendance à l'égard du gaz russe

Les ministres européens de l’Énergie se sont entretenus, mardi 15 octobre, lors du Conseil ‘Énergie’, sur la poursuite de la stratégie REPowerEU, initiée à la suite de l’invasion de la Russie en Ukraine en 2022.

À leur arrivée au Conseil, plusieurs ministres ont regretté que l’UE soit toujours dépendante de l'approvisionnement en énergie fossile russe.

« Après 2 ans et demi, nous voyons que REPowerEU ne donne pas de résultats suffisants, les importations d'énergie russe augmentent. C'est un mauvais signe et nous devons y remédier », a déclaré le secrétaire d’État polonais à l’Énergie, Krzysztof Bolesta.

Selon le récent rapport sur l’État de l’Union de l’énergie (EUROPE 13480/2), l’UE importe encore 18% de gaz russe (gazoduc et GNL).

Bien que le gaz naturel importé de Russie par gazoduc ait commencé à diminuer dès l'été 2021, les volumes de GNL russe acheminés vers les terminaux GNL européens n'ont pas été affectés. 

Traçabilité du GNL russe. Pour faire face à cela, plusieurs États membres ont soumis des initiatives, comme la Belgique, soutenue par la Finlande, qui a appelé, lors de ce Conseil, à adopter une mise en œuvre coordonnée des mesures de l’UE adoptées au sein du 14e paquet de sanctions contre la Russie (EUROPE 13438/3) pour interdire les services de rechargement de GNL russe sur le territoire de l'UE à des fins de transbordement.

Cette approche est nécessaire, selon la ministre belge de l’Énergie, Tinne van der Straeten, afin « de soutenir les États membres importateurs de GNL afin que les sanctions soient efficacement mises en place pour mettre fin à l’alimentation de la machine de guerre russe ».

Banque européenne de l’hydrogène. Un autre point à l'agenda soutenu par la France, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, la Finlande, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie concernait l’ouverture des enchères de la Banque européenne de l’hydrogène, visant actuellement l’hydrogène renouvelable, à « toutes les technologies bas carbone liées à l'hydrogène », une fois que l’acte délégué sur l’hydrogène bas carbone sera adopté (EUROPE 13492/14).

Ces pays considèrent que, pour atteindre la neutralité climatique d'ici 2050, la « nature renouvelable » de l'hydrogène n'a pas d'importance. « L'hydrogène renouvelable et l’hydrogène bas carbone doivent, en effet, atteindre une réduction d’au moins 70% des gaz à effet de serre, comme le prévoit la législation de l'UE, et leur contribution est donc égale », rappellent-ils dans une note d’information.

Sur ce point, la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson, a indiqué qu’il revenait à la nouvelle Commission européenne de décider si la Banque européenne de l’hydrogène pouvait s'ouvrir aux projets d’hydrogène bas carbone ou non.

Elle a toutefois indiqué que si de l’hydrogène bas carbone produit à base d’énergie fossile provenant des technologies de captage et de stockage du CO2 devait être inclus dans projets soutenus par la Banque, il faudrait adapter les critères des enchères pour intégrer la problématique de la sécurité d’approvisionnement en gaz et « la nécessité d'assurer des conditions de concurrence équitables entre les technologies de l'hydrogène ayant des coûts de production différents ».

En outre, les ministres européens de l’Énergie se sont penchés sur la mise en œuvre du paquet ‘Fit for 55’ et sur l’aide énergétique à l’Ukraine (EUROPE 13486/1). (Pauline Denys)

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