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Bulletin Quotidien Europe N° 13504
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Droits des femmes

Les eurodéputés déplorent des progrès limités et appellent à un engagement renforcé pour la 69esession de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies

Les membres de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres (FEMM) du Parlement européen ont débattu, lundi 14 octobre, du projet de recommandation concernant les priorités de l'UE pour la 69e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW). 

Il s’agit, pour les eurodéputés, d’adresser des orientations à la délégation du Conseil de l’Union européenne, qui se rendra à New York du 10 au 25 mars 2025 pour représenter les intérêts et les positions de l'Union européenne sur cette question.

La session à venir concorde avec le 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin adoptés lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes en 1995 par 189 gouvernements, agences des Nations unies, organisations intergouvernementales telles que l'UE et qui établissent une série d'objectifs et de mesures à mettre en œuvre dans douze domaines critiques, dont la lutte contre la violence envers les femmes, l'amélioration de l'accès à l'éducation et aux soins de santé et l'augmentation de la participation des femmes dans les sphères économiques et politiques.

Or, face aux progrès limités observés depuis, la rapportrice du projet de recommandation, Lina Gálvez (S&D, espagnole), a alerté sur l’urgence d'un engagement renouvelé. 

Et pour cause, selon Mme Gálvez, il faudrait 286 ans pour combler l'écart entre les sexes au rythme actuel des progrès. Un objectif pour lequel l'intégration systématique de la dimension de l'égalité des genres dans toutes les politiques de l'UE et la mise en œuvre de financements adéquats jouent, selon elle, un rôle déterminant.

Par ailleurs, la promotion d'une approche intersectionnelle, reconnaissant les discriminations multiples auxquelles sont confrontées les femmes, est également préconisée. 

Ce dernier point a été particulièrement développé par l’eurodéputée française Mélissa Camara (Verts/ALE), qui a aussi appelé à protéger les droits sexuels et reproductifs des femmes, qui, selon elle, sont essentiels et souvent attaqués.

À l’instar de Mme Camara, plusieurs eurodéputés ont exprimé leur soutien à cette recommandation tout en faisant part de leurs préoccupations au cours des échanges.

Eleonora Meleti (PPE, grecque) a évoqué la persistance des stéréotypes et a plaidé pour leur abolition. Joanna Scheuring-Wielgus (S&D, polonaise) a évoqué la montée des discours de haine en ligne contre les femmes, tandis que Margarita De La Pisa Carrión (PfE, espagnole) a souligné l'importance de la dignité humaine dans la quête de l'égalité. 

Hanna Gedin (La Gauche, suédoise), qui s’est exprimée en faveur des recommandations du rapport concernant l'accès à des logements abordables et la réduction de la pauvreté parmi les femmes, a rappelé, en outre, l’impact des conflits internationaux sur les femmes et les filles, premières victimes de ces crises. 

La recommandation de la commission FEMM appelle également à renforcer les droits des femmes dans tous les domaines, dont l'accès aux services de santé, les opportunités économiques et la participation politique. Le texte sera prochainement examiné par le Conseil, qui devra décider de sa position en amont de la session des Nations Unies à New York.

Lire la recommandation (en anglais) : https://aeur.eu/f/dwf  (Nithya Paquiry)

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