Le groupe d’experts indépendants du Conseil de l'Europe sur la lutte contre les violences faites aux femmes (GREVIO) souligne l’importance de la gestion des risques dans la prévention, dans son rapport 2023, publié mardi 15 octobre.
Il préconise de renforcer la formation des autorités pour mieux aborder les violences tant physiques que psychologiques et numériques.
Le travail du GREVIO a également fait émerger les risques accrus encourus par les enfants lors de la séparation de leur mère avec un partenaire violent.
Il propose, là aussi, l’intégration d’évaluations des risques dans les procédures de garde et de droit de visite.
« Une meilleure compréhension de la violence post-séparation est essentielle pour assurer la sécurité des victimes ».
En 2023, le GREVIO a publié plusieurs rapports d’évaluation consacrés à des pays liés à la Convention d’Istanbul contre les violences faites aux femmes et les violences domestiques.
Il a aussi entamé un cycle d’évaluation consacré au thème « Établir un climat de confiance en apportant soutien, protection et justice » et acté la ratification de la Convention par l’Union européenne.
La mise en œuvre de ce texte est une « entreprise de longue haleine », souligne Maria-Andriani Kostopoulou, présidente du GREVIO.
« Il apparaît qu’il reste beaucoup à faire. À titre indicatif, il y a lieu de s’attaquer davantage à la question des politiques qui, dans certains pays, sont principalement axées sur la violence domestique, sans accorder suffisamment d’attention aux autres formes de violence à l’égard des femmes et à leurs diverses manifestations, y compris dans leur dimension numérique ».
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/dwd (Véronique Leblanc)