La Commission du Conseil de l’Europe contre le racisme et l’intolérance (ECRI) a publié, mardi 15 octobre, une série de rapports consacrés à la mise en œuvre de ses recommandations à Chypre, au Danemark, en Estonie et en Hongrie.
L’ECRI apprécie la volonté des autorités chypriotes de travailler à une stratégie en faveur des personnes LGBTI, mais constate que celle-ci n’est toujours pas publiée.
Sont par ailleurs saluées les mesures permettant aux enfants migrants et demandeurs d’asile d’acquérir la langue grecque afin d’intégrer l’école primaire.
L’ECRI se réjouit de l’élaboration du plan d’action danois contre le racisme prévoyant l’intégration de personnes d’origine musulmane au sein des forces de l’ordre et dans le corps enseignant, mais déplore que ce document n’ait toujours pas été adopté.
Toujours au Danemark, l’ECRI constate que sa recommandation visant à éviter les expulsions forcées dans le cadre de la législation sur la « société parallèle » (limitation du nombre de non occidentaux dans certains quartiers) n’a pas été mise en œuvre.
L’Estonie a pris des mesures pour que les discours de haine soient sanctionnés, souligne l’ECRI, mais la stigmatisation de la nationalité et l’identité de genre n'a pas été prise en compte.
L’examen réclamé sur l’impact des mesures adoptées en Hongrie pendant la période d'« état de danger » (décrété en 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine) sur les personnes LGBTI n’a pas été effectué, constate l’ECRI, qui salue par ailleurs les mesures prises pour renforcer la capacité des services d’application des lois à régir aux infractions racistes et LGBTIphobes. Mesures qui doivent être développées, souligne l'ECRI. (Véronique Leblanc)