La Commission européenne a publié, le 8 octobre, sous la forme de fiches d'information, un large aperçu du marché des protéines végétales dans l'UE, qui montre notamment que le secteur européen des cultures arables a fourni 64 millions de tonnes de protéines brutes en 2023-2024.
La majeure partie de ce volume provient des fourrages grossiers, suivis des céréales et des oléagineux. Les légumineuses sèches ne représentent que 1,1 million de tonnes. Toutefois, ce volume ne couvre pas tous les besoins de l'UE dans les secteurs de l'alimentation humaine et animale et de l'industrie.
Pour combler son déficit en protéines végétales, l'UE importe des produits d'origine végétale qui représentent 19 millions de tonnes de protéines brutes.
Dans sa déclaration de Versailles du 11 mars 2022, le Conseil européen a appelé à stimuler la production de protéines végétales de l'UE (EUROPE 13416/10). Les données montrent que l’UE dépend fortement des importations de graines et de farine de soja.
Des informations sont fournies sur les interventions de la politique agricole commune (PAC) visant à réduire le déficit en protéines végétales dans l'UE. 20 plans stratégiques de la PAC prévoient une aide au revenu couplée pour les protéagineux. Presque tous les États membres ont prévu au moins une intervention dans le cadre d'un éco-régime ou d'engagements agroenvironnementaux et climatiques.
Pour combler le déficit de recherche et d'investissements sur les légumineuses et les protéines, l'UE a investi, depuis 2015, 644 millions d'euros dans 125 projets de recherche 'Horizon 2020' et 'Horizon Europe', selon les données de la Commission.
Plus de détails : https://aeur.eu/f/dw7 (Lionel Changeur)