La Commission européenne a publié, vendredi 24 mai, ses dernières prévisions concernant la production, le commerce et l'utilisation dans l'UE des sources de protéines pour l'alimentation animale.
Elle présente aussi une étude sur les possibilités de diversification des sources de protéines. Il apparaît que le choix des protéines alimentaires pour la production animale reste tributaire de plusieurs facteurs, surtout la compétitivité. La rentabilité et des chaînes de valeur solides restent essentielles pour développer la production de protéines dans l'UE. La réduction de la dépendance à l'égard des importations d'aliments pour animaux peut contribuer à l'autonomie stratégique de l'UE et garantir un système alimentaire européen plus résilient et plus autonome tout en améliorant la durabilité.
L’étude montre que le remplacement de 50% des importations d'équivalent soja impliquerait l'échange de 6,6 millions d'hectares d'autres cultures.
Sur la base des données disponibles pour 2023/2024, la demande d'aliments pour animaux devrait rester stable à 71 millions de tonnes de protéines brutes par rapport à la campagne de commercialisation précédente. L'autosuffisance de l'UE pour toutes les sources de protéines devrait être de 75%.
L'UE reste pleinement autosuffisante en fourrage grossier, qui reste la principale source de protéines pour l'alimentation animale (41% de l'utilisation totale d'aliments pour animaux dans l'UE). La part de l'ensemble des tourteaux d'oléagineux représente 27% de l'utilisation totale de protéines alimentaires dans l'UE et celle des céréales 21%. Toutefois, en ce qui concerne les tourteaux d'oléagineux, l'UE ne produit que 27% de ce dont elle a besoin pour nourrir son secteur de l'élevage.
Détails : https://aeur.eu/f/cct (Lionel Changeur)