L'Union européenne, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis ont exprimé dans une déclaration commune, vendredi 24 mai, leur profonde inquiétude face à l'escalade du conflit en Birmanie, qui a provoqué une grave crise humanitaire et des droits de l'homme depuis le coup d'État de février 2021.
Ces pays déplorent que, depuis cet événement, le nombre de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire soit passé de 1 à 18,6 millions et que les civils soient victimes d'abus généralisés, notamment de frappes aériennes, d’actes de torture et de violences sexuelles.
Le régime militaire restreint également l'accès à l'aide humanitaire, provoquant des pénuries de nourriture, d'eau et entravant l’accès aux soins de santé.
« Nous sommes profondément préoccupés par la mise en œuvre par le régime militaire de la loi de 2010 sur la conscription, qui augmente le nombre de personnes déplacées. Cette mesure continue de diviser les communautés et d'alimenter les violences identitaires dans tout le Myanmar », font part les signataires.
Ils sont particulièrement inquiets en raison des récentes informations faisant état d'un nombre élevé de déplacements dans l’État de Rakhine.
L’UE et les autres pays signataires demandent que les responsabilités soient établies et que les décisions de la Cour internationale de justice soient respectées.
Ils soutiennent les efforts des Nations unies et de l'ASEAN en vue d'une résolution pacifique et demandent instamment l'arrêt des livraisons d'armes à l'armée birmane ainsi que la promotion d'un dialogue inclusif en vue du rétablissement de la démocratie. (Pauline Denys)