En visite à Ankara, le commissaire européen à l’Élargisssement, Olivér Várhelyi, a plaidé, jeudi 23 mai, pour le renforcement des relations entre l’UE et la Turquie.
« Lorsque nous pensons à la Turquie, nous pensons à un pays candidat, à un partenaire clé, à un allié stratégique et majeur de l’OTAN et à un pays qui se trouve au carrefour de deux conflits armés. Par conséquent, notre engagement est plus nécessaire que jamais », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse avec le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.
« Nous avons de plus en plus besoin les uns des autres et nous devons nous engager de plus en plus », a-t-il ajouté, plaidant pour la reprise des dialogues à haut niveau.
Le commissaire est revenu sur les échanges économiques, mettant en avant les travaux en cours sur une plateforme d'investissement UE-Turquie. « Nous examinons maintenant le travail technique nécessaire pour préparer le fonctionnement de la plateforme. Et ce faisant, nous espérons conclure tous les travaux préparatoires cette année pour que, dès l'année prochaine, nous puissions déjà voir émerger des projets », a-t-il expliqué.
L’objectif est de mobiliser des investissements publics et privés. « La plateforme est censée contribuer à diversifier davantage l'économie, mais aussi à attirer des investissements dans des domaines cruciaux comme l'économie verte ou l'économie numérique ainsi que la connectivité, l'innovation et la technologie. Nous couvrons, je pense, 14 domaines de l'économie », a précisé M. Várhelyi. Selon lui, au moins 2,4 milliards d’euros d’investissements directs pourraient être investis dans l’économie turque via la plateforme.
Le commissaire a aussi espéré que la révision de l’union douanière puisse commencer dès cette année, tout en précisant que la décision revenait au Conseil.
De plus, alors que l’an dernier, les demandes de visas pour les Turcs ont augmenté de 30%, M. Várhelyi a estimé qu’il fallait un assouplissement des visas.
« Nous avons discuté avec le ministre de la manière d'améliorer la situation sur le terrain afin que les gens puissent obtenir leur visa plus rapidement, afin qu'ils obtiennent des visas valables plus longtemps et avec lesquels ils puissent entrer plusieurs fois dans l'Union européenne au cours de cette période », a-t-il ajouté. M. Hakan a plaidé pour la libéralisation des visas.
Il a également rappelé que l’objectif de la Turquie était toujours d’adhérer à l’UE et de remplir les critères pour y parvenir. (Camille-Cerise Gessant)