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Bulletin Quotidien Europe N° 13495
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Enrico Letta et des experts européens appellent à consacrer plus de budget au développement du rail

Enrico Letta, président de l’Institut Jacques Delors et auteur du rapport sur le Marché unique européen (EUROPE 13394/10), et plusieurs experts européens ont appelé à consacrer plus de budget au rail, mardi 1er octobre, lors d’une conférence organisée par la Communauté européenne du rail (CER), au Parlement européen.

« Nous voulons faire de cette législature LA législature du rail », a asséné M. Letta. Il a invité les décideurs politiques à profiter de cet élan avec le début de la législature et la nomination de la nouvelle Commission européenne pour faire bouger les lignes sur ce sujet. « Nous sommes un petit continent. Ne pas pouvoir voyager partout en train donne un mauvais signal », a-t-il ajouté. Selon lui, faciliter les voyages en train est aussi une bonne entrée dans la relation avec les citoyens.

Magda Kopczyńska, directrice générale de l'Énergie et des Transports (DG MOVE) à la Commission européenne, pense que « la prochaine proposition de budget reconnaîtra que pour une connectivité transfrontalière, nous avons besoin d'une coordination plus forte venant de Bruxelles ». En effet, un budget européen central permettrait plus facilement de s'assurer d’avoir ainsi une connexion transfrontalière.

Cependant, elle a souligné que les fonds publics sont rares, car ils sont disputés, et ils ne seront jamais suffisants. « Environ 200 milliards d’euros sont nécessaires pour l'achèvement de tous les réseaux, qui vont beaucoup plus loin que le réseau ferroviaire à grande vitesse », a-t-elle fait remarquer.

Eulalia Rubio, chargée de recherche sur les affaires économiques européennes à l’Institut Jacques Delors, a indiqué que l'une des caractéristiques des investissements à long terme, comme pour le rail, est que ce dernier est rentable. « Il y a des retours sur investissement, le problème est que ces retours sont tardifs, ce qui n'aide pas les investisseurs privés à investir, dans la mesure où il y a des coûts élevés au début de l'investissement avant que les bénéfices apparaissent », a-t-elle expliqué. Selon elle, la solution est de moduler les investissements privés afin de les aider à couvrir les pertes potentielles.

Enfin, Robert de Groot, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), estime qu'il faut remédier à l'absence d'un marché des capitaux intégré. « Les investisseurs privés [...] s'ouvrent à l'investissement dans les services publics et recherchent des projets matures », a-t-il ajouté. (Anne Damiani)

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