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Bulletin Quotidien Europe N° 13485
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Venezuela

La droite et l'extrême droite au PE veulent qu'Edmundo González soit reconnu président légitime

Dans un projet de résolution conjoint daté de mardi 17 septembre, les groupes chrétien-démocrate (PPE), conservateur (CRE) et d'extrême droite (Patriotes pour l'Europe) du Parlement européen demandent que l'opposant politique vénézuélien, Edmundo González, candidat malheureux aux élections présidentielles controversées de juillet, soit reconnu comme le président légitime du Venezuela.

Les trois groupes demandent également de rétablir les sanctions visant les responsables du Conseil national électoral (EUROPE 13409/39), d'étendre les sanctions de l'Union européenne visant le régime Maduro, afin d'inclure le président vénézuélien et Jorge Rodríguez, le président du Parlement national.

Voir le projet de résolution des groupes PPE, CRE et PfE : https://aeur.eu/f/dgq

D'accord avec le groupe PPE sur l'absence de démocratie au Venezuela, le socialiste espagnol Javi López a toutefois déploré qu'une partie de la droite instrumentalise la crise vénézuélienne et s'allie avec l'extrême droite pour pousser des intérêts politiques nationaux. En Espagne, le gouvernement socialiste refuse de reconnaître la légitimité de M. González, qui continue de revendiquer la victoire, tout en l'accueillant comme réfugié politique. Combien de gouvernements PPE dans l'UE sont sur cette même ligne politique ?, a interrogé M. Lopez.

Pour la droite, les conservateurs et l'extrême droite au PE, trouver des circonstances atténuantes au régime Maduro, alors que celui-ci a « volé » l'élection, selon Dolors Montserrat (PPE, espagnole), c'est s'opposer à la démocratie. Carlo Fidanza (CRE, italien) a condamné « le silence complice de la gauche » vis-à-vis de « la dictature narco-socialiste » de M. Maduro.

Mercredi, les groupes PPE et CRE ont indiqué que M. González était leur candidat au Prix Sakharov pour la liberté de pensée (voire autre nouvelle), le PPE incluant l'opposante María Machado dans sa nomination.

À gauche, Diana Riba i Giner (Verts/ALE, espagnole) a critiqué la droite qui fustige M. Maduro, mais n'a rien à redire sur l'ancien président brésilien, Jair Bolsonaro, ni sur le président argentin, Javier Milei. Signe d'une évolution ou simple voix discordante au sein du groupe La Gauche, généralement indulgent vis-à-vis du régime Maduro, la Finlandaise Merja Kyllönen a en effet estimé que « le gouvernement du Venezuela ne pourra pas être considéré comme légitime » tant qu'il n'aura pas publié les résultats des bureaux de vote. Elle s'est alarmée de la répression politique et des violations des droits de l’homme dans le pays caribéen.

L'UE ne reconnaît pas la légitimité des élections présidentielles de juillet au Venezuela (EUROPE 13471/4). Il revient à chaque État membre de reconnaître la légitimité du vainqueur d'une élection dans un pays tiers. (Mathieu Bion)

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