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Bulletin Quotidien Europe N° 13485
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Protection civile

Les eurodéputés demandent plus de réactivité et des mesures d'adaptation au changement climatique face à la multiplication des catastrophes

« Ces derniers jours, près de deux millions de personnes ont été exposées aux inondations en Europe centrale et orientale », a exposé le commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarčič, en introduction d’un débat au Parlement européen, mercredi 18 septembre. 

L’ampleur de la catastrophe est telle que le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a préféré rester en Hongrie. Le débat prévu sur les priorités de la Présidence hongroise du Conseil de l’UE a ainsi été remplacé par celui sur l’efficacité de la réponse de l’UE aux catastrophes climatiques.

Des catastrophes plus nombreuses. Les aides matérielles et financières existent et ont en partie été déployées, ces derniers jours, en Europe centrale. L'UE a partagé des cartes, par le biais de son programme d'observation de la Terre, Copernicus, pour aider les autorités nationales à surveiller les zones touchées par les inondations. « Jusqu'à présent, un pays, la République tchèque, a mobilisé le mécanisme de soutien » grâce auquel les États membres peuvent bénéficier d'aides matérielles, a déclaré le commissaire européen à la Gestion de crises. L'aide financière apportée par le fonds de solidarité de l'UE n'arrive, elle, qu'a posteriori.

Or, la multiplication des épisodes d’événements climatiques extrêmes devenant la norme, l'UE va devoir accroître « sa capacité de réaction » et revoir « son niveau de préparation » en amont, a concédé Janez Lenarčič, qui a précisé que la Commission européenne « travaille à la mise en œuvre de la directive 'Inondations'. »

Réactivité. « Il n'est pas supportable pour les sinistrés que l'intervention de l'UE arrive parfois un an après, » a déploré Younous Omarjee (La Gauche, français). Il faut, selon lui, réformer le fonds de solidarité de l'UE « sans tarder », alors que des discussions identiques avaient eu lieu en 2021, à la suite d'inondations à l'origine de « presque 300 morts ». 

Cette impréparation a un coût, a insisté Terry Reintke (Verts/ALE, allemande), qui a précisé que les « tragédies humaines » causées par les événements météorologiques extrêmes ont coûté « 650 milliards d'euros aux États membres » entre 1980 et 2022.

Lutter contre le changement climatique. Dans ce contexte, Valérie Hayer (Renew Europe, française) et Iratxe García Pérez (S&D, espagnole) ont insisté, comme Younous Omarjee et Terry Reintke, sur la nécessité d'un plan d'adaptation au climat. « Plus nous avancerons rapidement avec les énergies renouvelables, plus nous sauverons de vies » a, par exemple, illustré Mme García Pérez. 

Une proposition de résolution commune des groupes politiques du Parlement européen sera votée jeudi 19 septembre. Le même jour, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendra à Wroclaw, en Pologne, pour discuter avec les dirigeants de pays victimes des mesures de soutien de l'UE aux inondations causées par la tempête Boris, a indiqué mercredi le gouvernement polonais. (Florent Servia)

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