La Commission européenne a pris note, mercredi 18 septembre, de la demande officielle adressée par le gouvernement néerlandais de déroger aux politiques d’asile et de migration européenne. « Nous confirmons avoir reçu la lettre » de la ministre néerlandaise à l’Asile et la Migration, Marjolein Faber van de Klashorst, adressée à la commissaire européenne Ylva Johansson, a-t-elle dit.
« Nous prenons également note que la ministre a elle-même reconnu que cet 'opt-out' sera seulement possible en cas de changements de traités », a ajouté la porte-parole Anitta Hipper.
La Commission ne s’attend donc pas « à des changements immédiats » concernant les règles européennes d’asile et de migration.
Le gouvernement de Dick Schoof, comprenant notamment le PVV de Geert Wilders, avait déjà annoncé en mai son intention de demander un ‘opt-out’ sur ces politiques.
Dans son courrier, la ministre néerlandaise, elle-même issue du PVV, explique que le gouvernement souhaite réduire drastiquement les flux migratoires vers les Pays-Bas afin de remplir les obligations constitutionnelles liées, par exemple, au logement public, à la santé ou à l’éducation.
« Le gouvernement demandera un 'opt-out' de l’acquis européen sur l’asile et la migration en cas d’amendement des Traités », écrit la ministre. Mais tant que les Pays-Bas n’obtiendront pas cet 'opt-out', le pays considère « essentielle » la mise en œuvre rapide du récent ‘Pacte Asile et migration’ pour augmenter les contrôles des migrations et limiter l’afflux des migrants vers les Pays-Bas, explique-t-elle encore. « Nous continuerons par conséquent à prioriser la mise en œuvre du Pacte ».
À ce jour, le Danemark et l'Irlande sont les seuls États membres à avoir négocié une dérogation à cet acquis. (Solenn Paulic)