Les membres de la commission des affaires constitutionnelles (AFCO) ont élu leur bureau, mardi 23 juillet, lors d'une session constitutive.
Par acclamation, ils ont installé le chrétien-démocrate allemand Sven Simon à la présidence pour un mandat de deux ans et demi. Souhaitant s'inspirer de l'exemple de son prédécesseur, Salvatore De Meo (PPE, italien), celui-ci a promis de faire de son mieux pour « être impartial et efficace » et faire en sorte que la commission parlementaire devienne un lieu où les eurodéputés seront en mesure de penser l'avenir institutionnel de l'Union européenne.
En novembre 2023, à une faible majorité, le Parlement avait demandé au Conseil de l'UE d'activer l'article 48 du traité sur l'UE, en vue de convoquer une Convention chargée de réformer l'architecture institutionnelle de l'Union (EUROPE 13298/7). À Agence Europe, Charles Goerens (Renew Europe, luxembourgeois), qui a été élu troisième vice-président, a prédit que la réalité politique au sein du nouvel hémicycle du PE compliquera la donne pour les eurodéputés favorables à une réforme institutionnelle, alors que, selon lui, il est clair qu'une UE élargie ne fonctionnera pas convenablement à traité constant.
Ont été élus respectivement première et deuxième vice-présidents par acclamation Gabriele Bischoff (S&D, allemande) et Adrián Vázquez Lázara (PPE, espagnol), l'ancien président de la commission des affaires juridiques.
À noter que le Hongrois Péter Magyar a été élu à bulletin secret (18 voix pour, 5 contre, une abstention), à la demande du coordinateur du groupe S&D, l'Espagnol Juan Fernando López Aguilar, ancien président de la commission des libertés civiles. Celui-ci a même demandé que la commission AFCO requière un avis au service juridique du PE sur le bien-fondé de la décision de la Conférence des présidents (CoP) des groupes politiques d'autoriser les dérogations à l'équilibre hommes/femmes dans la composition des vice-présidences des commissions parlementaires.
M. Magyar a ironisé auprès d'Agence Europe sur le fait que les socialistes et l'extrême droite hongroise, qui voulaient le respect de l'équilibre homme/femme dans la composition des vice-présidences des commissions parlementaires, se sont alliés pour tenter de lui faire barrage. Membre suppléant de la commission AFCO, il a choisi d'y siéger, notamment pour suivre de près les questions institutionnelles et liées à l'État de droit, alors que le gouvernement 'Orbán' fait l'objet d'une procédure dite 'article 7' sur le respect des l'État de droit en Hongrie. (Mathieu Bion)