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Bulletin Quotidien Europe N° 13459
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SESSIONS CONSTITUTIVES DES COMMISSIONS DU PARLEMENT EUROPÉEN / Affaires intÉrieures/migration

L'Espagnol Javier Zarzalejos succède à son compatriote Juan Fernando López Aguilar à la tête de la commission des libertés civiles du PE

Comme prévu, les 75 membres de la commission des Libertés civiles du PE (LIBE) ont élu par acclamation le 23 juillet, l’Espagnol du PPE Javier Zarzalejos à la présidence de la commission, pour deux ans et demi.

L'Espagnol, qui a notamment travaillé sur les règlements relatifs au retrait des contenus terroristes en ligne (rapporteur fictif) et au retrait des contenus pédopornographiques en ligne ('CSAM'), dont il est le rapporteur en LIBE, succède ainsi à un autre Espagnol, le socialiste Juan Fernando López Aguilar, qui a dirigé cette commission pendant dix ans.

L’Espagnol du PPE, qui lui a rendu hommage, sera assisté au bureau de la présidence par l’Estonienne Marina Kaljurand (S&D), première vice-présidente, le Suédois Charlie Weimers (CRE), 2e vice-président, l’Italien Alessandro Zan (S&D), 3e vice-président, et l’Espagnole Estrella Galan (La Gauche), 4e vice-présidente.

Comme convenu entre les différents groupes du PE, la formation Les Patriotes pour l’Europe n’a pas obtenu de poste, malgré la proposition faite par le Français Fabrice Leggeri (Patriotes pour l’Europe) de nommer la Néerlandaise Marieke Ehlers au poste de première vice-présidente de LIBE.

Le Français a exprimé par la suite le « profond regret » du groupe de voir « que dès le commencement de la session LIBE, les règles 'd’Hondt' ne sont pas respectées ; nous regrettons que l’esprit de la démocratie ne soit pas présent dans cet hémicycle alors que, dès demain, nous aurons des collègues qui feront des leçons de droit et de démocratie et que les règles 'd’Hondt' n’auront pas été respectées ».

Le groupe Renew Europe, par la voix de la Française Fabienne Keller, a aussi tenté de s’opposer à la désignation de Charlie Weimers au nom d’un autre 'cordon sanitaire' anti-CRE appliqué par la coalition pro-européenne au Parlement européen, a-t-elle expliqué à ses collègues.

Demandant le report du vote pour ce second vice-président dans l’intention de présenter un candidat de Renew Europe, la Française a été soutenue par l’élue des Verts/ALE néerlandaise, Tineke Strik, qui a souhaité que le vote pour le second vice-président ne porte pas sur un « candidat raciste », a-t-elle expliqué en désignant Charlie Weimers.

L’élue Verts/ALE a souhaité que les voix s’orientent vers un candidat plus respectueux de l’État de droit et des valeurs fondamentales, suscitant aussi des réactions au sein des élus du CRE ou des Patriotes pour l’Europe. Le report de cette élection n’a pas été soutenu, rejeté par 41 voix contre 33, et le Suédois a été élu par bulletin secret par 37 voix contre 33 et 2 abstentions.

Un échange avait déjà été acté, au nom de ce 'cordon sanitaire', entre les groupes PPE et CRE, alors que la présidence de LIBE pouvait initialement revenir aux conservateurs en vertu d’un premier partage de commissions parlementaires basé sur la règle 'd’Hondt'.

Les socialistes européens, notamment, avaient fait pression sur le PPE pour organiser cet échange et ne pas laisser les conservateurs présider une commission dédiée aux droits des migrants ou à l'État de droit.

La commission LIBE, qui a grandi de 6 membres par rapport à la précédente législature, entamera ses travaux dès le 24 juillet avec une audition prévue des commissaires européens aux Affaires intérieures et à la Justice, Ylva Johansson et Didier Reynders. (Solenn Paulic)

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