Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a estimé, mardi 23 juillet, que l’UE devait faire plus pour trouver une solution au conflit au Proche-Orient.
« L’UE doit faire plus », a-t-il souligné lors d’une conférence organisée par l’ECFR sur sur la manière dont l’UE peut soutenir un cessez-le-feu durable à Gaza et une nouvelle voie politique israélo-palestinienne. Tout en rappelant que l'Union apportait déjà un soutien financier et humanitaire aux Palestiniens, il a expliqué que cela n’était pas suffisant.
« Nous avons besoin d’une politique d’engagement plus forte », a-t-il expliqué. Selon le Haut Représentant, l’important est de chercher une solution politique. « Continuer à travailler en faisant ce qui est possible, des propositions, non pas pour représenter quelque chose qui existe, mais pour proposer un 'livre blanc' faisant le point sur ce qui s'est passé et poser des questions, demander et proposer, cela catalysera peut-être un dialogue plus profond », a-t-il expliqué.
Il a rappelé que les Européens avaient, de par leur responsabilité historique, le devoir de s’engager davantage. De plus, il est dans leur intérêt d’avoir la stabilité, la paix et la prospérité dans leur voisinage, a ajouté M. Borrell. « Il n’est pas dans notre intérêt que Gaza devienne Mogadiscio sur Mer. Cela pourrait arriver », a-t-il prévenu. Le Haut Représentant a également rappelé que les Européens devaient être fidèles à leurs principes - la défense du droit international, la protection des êtres humains -, des principes universels.
Selon le Haut Représentant, il est également important de mobiliser les sociétés civiles israéliennes et palestiniennes, de leur expliquer qu’ils ont le même droit de vivre dans la sécurité et la dignité. « La paix ne vient pas si les gens n’en veulent pas. Il faut surmonter la haine », a-t-il ajouté, dénonçant la montée du manque d’empathie d’un côté vis-à-vis de l’autre.
Pour Avraham Burg, ancien président de la Knesset et auteur, présent au débat, l'espoir repose sur un alignement des Israéliens et des Palestiniens, « qui disent que 'c'est nous, ensemble, qui croyons en la paix, la réconciliation, qui croyons que nous devons surmonter le traumatisme et travailler ensemble contre l'extrémisme des deux sociétés, qui a obstrué l'espoir et la politique des deux sociétés' ». (Camille-Cerise Gessant)