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Bulletin Quotidien Europe N° 13459
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SESSIONS CONSTITUTIVES DES COMMISSIONS DU PARLEMENT EUROPÉEN / Climat/environnement

Pour le nouveau président de la commission du PE, Antonio Decaro, « il n’y a pas de raison de retourner en arrière » sur les ambitions du 'Pacte Vert européen'

L’Italien Antonio Decaro (S&D) a été élu président de la commission de l’environnement, la santé publique et la sécurité alimentaire (ENVI), mardi 23 juillet. Il prend ainsi la place du français Pascal Canfin (Renew Europe), devenu coordinateur ENVI pour sa famille politique. 

Étant le seul candidat proposé par le groupe S&D, à qui revenait la présidence de cette commission, selon le système 'd’Hondt', M. Decaro a été élu par les 90 membres de la plus grande commission du PE (avec celle de l’industrie, la recherche et l’énergie (ITRE)) par acclamation. 

Il s’agit du premier mandat de M. Decaro en tant que député européen. Membre du Parti démocrate italien, il avait précédemment été maire de la ville de Bari et membre de la Chambre des députés italienne.

Il a ainsi reconnu que le 'Pacte vert' européen était « un objectif ambitieux », mais « pas impossible à réaliser ». Saluant les résultats obtenus lors de la mandature précédente, il a assuré que la commission ENVI n’a « pas de raison de retourner en arrière ». 

Bien au contraire, selon Pascal Canfin, « certains éléments clés n’ont pas été adoptés dans le premier ‘Pacte vert’ », dont « ce qui est lié à l’adaptation ». D’autres mesures, telles que celles liées à l’agriculture, ont été « détricotées » en début d’année, regrette l’eurodéputé, qui désire revenir sur les pesticides (EUROPE 13264/5).

Interrogé par Agence Europe, l’ancien président de la commission ENVI note qu’il y a une vraie « volonté de dépolariser le débat » entre le PPE et les Verts, qui vont désormais œuvrer ensemble, au sein de la majorité à quatre groupes politiques : « Ça n’ira pas aussi loin que le souhaitent les Verts, et plus loin que le voudrait le PPE, mais à la fin cela permet d’avancer ». 

Tiemo Wölken (S&D, allemand), coordinateur S&D pour la commission ENVI, quant à lui, a expliqué à Agence Europe que l’attention n’avait pas été suffisamment portée sur l’acceptation du public et la transition juste lors de la législature précédente. Il juge donc nécessaire de prendre en compte les besoins de tous les citoyens dans la définition des politiques environnementales.

Les membres se sont prononcés ensuite sur les quatre vice-présidents siégeant au sein de la commission pour un mandat de deux ans et demi, tout comme M. Decaro.

L’Espagnole Esther Herranz (PPE) a été élue première vice-présidente par acclamation, respectant ainsi le principe de parité des genres entre la présidence et la vice-présidence des commissions. 

À la requête des groupes S&D, les Verts/ALE et Renew Europe, le vote du deuxième vice-président a eu lieu à bulletin secret pour élire l’Italien Pietro Fiocchi (CRE), membre du parti Fratelli d’Italia (52 voix pour, 25 contre et 12 abstentions).

La troisième vice-présidence revient à la Néerlandaise Anja Hazekamp (La Gauche).

Le 'cordon sanitaire' est venu interférer avec la règle 'd’Hondt' pour l’élection de la quatrième vice-présidence, permettant d’élire Andras Kulja (PPE, hongrois) à la place de Jorge Buxadé (Patriotes pour l’Europe), par 64 voix en faveur de Kulja, 24 en faveur de Buxadé et 2 abstentions. Ce qui a fait sortir ce dernier de ses gonds : « Cette commission a décidé de faire l’impasse sur les règles démocratiques de cette assemblée », a-t-il dénoncé, après avoir clamé que ne pas être élu vice-président de cette commission était un « véritable honneur pour lui ». (Pauline Denys et Florent Servia)

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