La Commission européenne a consacré cette année, dans son paquet de printemps du processus budgétaire 'Semestre européen', publié mercredi 19 juin (voir autres articles), une attention particulière à la recherche et innovation (R&I) en Europe. Elle souligne le rôle essentiel de la R&I pour mener à bien la double transition et assurer la compétitivité à long terme de l'Union européenne.
D’une part, pour la première fois depuis l’épidémie de Covid-19 et le déclenchement de la clause dérogatoire générale du Pacte de Stabilité et de croissance, les rapports par pays comportent une annexe spécifique à l’innovation. Dans leur annexe n°11, les rapports par pays fournissent en effet des indicateurs et des détails sur les performances de chaque État membre en R&I.
La Commission souligne que, dans ce contexte, l'analyse révèle trois domaines où des améliorations doivent être apportées en Europe.
Premièrement, il faudrait davantage soutenir l'excellence scientifique, l’attraction des talents et la stimulation des investissements dans la R&I.
Deuxièmement, les États membres devraient poursuivre des efforts pour resserrer les liens entre science et entreprises.
Troisièmement, les États membres devraient globalement améliorer l'innovation des entreprises.
Par ailleurs, les défis en termes de R&I sont également détaillés, dans les recommandations spécifiques par pays, pour six États membres.
Enfin, la Commission réitère explicitement, dans ce contexte, l’objectif d’allouer 3% du Produit intérieur brut (PIB) par État membre pour les dépenses publiques en R&I.
La Commission européenne et la Direction générale pour la R&I (DG RTD) se sont déclarées prêtes à apporter leur soutien à chaque État membre, notamment par le biais du mécanisme de soutien politique et les dialogues renforcés. (Émilie Vanderhulst)