Le rapport rappelle qu'à l'approche des élections européennes de 2024, le PPE envisage des alliances avec les CRE. Ursula von der Leyen a réitéré son ouverture à travailler avec le groupe de Giorgia Meloni, Première ministre italienne et membre du CRE, en affirmant qu'ils sont « pro-démocratiques » et « pro-européens ». Cependant, l'analyse des Verts révèle qu'en 2023, CRE et ID ont voté ensemble dans 70% des cas au Parlement européen.
Au niveau national, les membres du CRE ont montré une tendance à s'opposer aux valeurs de l'État de droit et aux politiques climatiques. En Pologne, le parti Droit et Justice a accru l'influence politique sur le pouvoir judiciaire, réduit les libertés des médias et supprimé le droit à l'avortement. En Italie, Giorgia Meloni a attaqué la liberté des médias. En Espagne, Vox a pris des mesures contre les droits des personnes LGBTQIA+ et cherché à réduire la législation sur la violence fondée sur le genre. Les Démocrates de Suède et le Parti des Finlandais ont poussé leurs gouvernements à abandonner les objectifs climatiques.
À l’échelle internationale, l'unité des droites radicales se confirme également. Lors de la Conservative Political Action Conference 2024, organisée en février par les conservateurs américains, des figures du CRE, telles que Santiago Abascal de Vox, ont rejoint des personnalités comme l’ancien président américain Donald Trump (républicain) et son ex-conseiller stratégique Steve Bannon.
Face à ces tendances, les Verts européens appellent à une vigilance accrue et à une mobilisation pour défendre les valeurs européennes. Les Verts ont notamment signé, le 8 mai dernier, aux côtés des groupes S&D, Renew Europe et La Gauche, une déclaration exhortant à rejeter toute normalisation, coopération ou alliance avec les partis d'extrême droite et radicaux (EUROPE 13407/9).
L'analyse (en anglais) : https://aeur.eu/f/ci6 (Nithya Paquiry)