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Bulletin Quotidien Europe N° 13413
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Pe2024

L’extrême droite européenne fait front commun en vue des élections européennes

Le parti des ‘Conservateurs et réformistes européens’ (CRE) s’est réuni à Madrid, samedi 18 et dimanche 19 mai, à l'occasion de la convention ‘Europa Viva 24’, en vue des élections européennes de juin. Le parti a non seulement évoqué les thématiques et positions qu’il défend dans son programme, mais a surtout appelé à une alliance des droites dures.

Immigration, tourisme, traditions, intelligence artificielle, transitions écologique et numérique ont été au cœur des discussions. Organisée par le parti d'extrême droite espagnol Vox, cette convention a rassemblé une dizaine de partis nationalistes européens, plusieurs figures d'extrême droite. Certains ont participé en ligne, comme Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien et du parti CRE, et Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, d’autres sur place, comme Marine Le Pen, députée française du Rassemblement national (RN) et Javier Milei, président de l'Argentine.

Mme Meloni souhaite unir les droites

Dans son discours, l’ancienne présidente du RN, parti rattaché au groupe Identité et Démocratie (ID) du PE, a insisté sur les points de convergence entre les différents partis nationalistes. « Si nous souhaitons réorienter l'Union européenne, il est évident qu'il faut travailler les relations que nous pouvons avoir avec les uns et avec les autres », a affirmé Mme Le Pen à la presse en marge de la convention, d’après l'AFP. Les responsables présents et Mme Le Pen ont multiplié les attaques contre les « élites » européennes et surtout l'immigration.

Celle-ci a vivement critiqué « le duo Macron-von der Leyen », accusant le président français et la présidente de la Commission européenne de « vouloir entraîner notre continent dans une quasi-fusion européenne, une marche forcée vers un super-État européen ».

Lundi 20 mai, lors de l’émission 'Mattino Cinque News' sur Canale 5, Mme Meloni a cependant réitéré son objectif d’unir les partis de droite européens. « Je veux essayer de faire en Europe ce que nous avons fait en Italie : nous avons rassemblé des partis de centre droit d'origines diverses et nous avons envoyé la gauche dans l'opposition », a-t-elle exprimé.

Selon elle, la majorité entre le Parti populaire européen (PPE), les socialistes (S&D) et le Parti libéral (ALDE), qui a gouverné l’UE lors du mandat qui se termine, est « contre nature ». « C'est un défi difficile, mais je pense que nous pouvons le relever », a-t-elle affirmé.

Le Parti vert européen a vu dans cet événement la confirmation d’une collaboration entre les partis de droite radicale en Europe, considérant la distinction entre les partis CRE et ID comme « purement artificielle ». Dans un communiqué publié lundi 20 mai, les têtes de liste Terry Reintke (allemande) et Bas Eickhout (néerlandais) ont fait part de leur détermination à lutter contre ce qu’ils perçoivent comme une menace pour les valeurs progressistes de l'UE.

Mme Reintke a décrit ces partis comme les « deux faces de la même pièce d'extrême droite » et a dénoncé la position du PPE concernant une éventuelle alliance avec le CRE, comme cela a été sous-entendu par Mme von der Leyen, en sa qualité de candidate tête de liste du PPE, lors du débat de Maastricht, le 29 avril (EUROPE 13407/9).

Bas Eickhout, quant à lui, a incité les électeurs à soutenir les Verts afin de protéger « la démocratie, la paix et les droits sociaux ». « En votant pour un membre de la famille écologiste, vous pouvez être sûr que nous continuerons à lutter contre la prise de pouvoir par l'extrême droite. ¡No pasarán! », a-t-il martelé. (Anne Damiani et Nithya Paquiry)

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