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Bulletin Quotidien Europe N° 13350
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POLITIQUES SECTORIELLES / Tourisme

Les professionnels européens appellent à mettre le tourisme à l’agenda politique

Les représentants des professionnels européens du tourisme ont lancé un appel, mercredi 14 février, pour que leur secteur soit davantage pris en compte par les décideurs politiques européens. Leurs priorités sont la durabilité et la digitalisation de leur activité.

Julia Simpson, présidente-directrice générale du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), a donné des chiffres qui démontrent l’importance du tourisme dans les économies des États membres. En 2022, le secteur des voyages et du tourisme a contribué à près de 9% du PIB de l'UE, offrant 21,77 millions d'emplois. Il a également représenté 384,7 milliards d'euros de dépenses des visiteurs internationaux et 809,2 milliards d'euros de dépenses des visiteurs nationaux.

« Le tourisme constitue un 'soft power' très fort, dont nous avons plus besoin aujourd'hui que jamais dans notre histoire », a-t-elle estimé. Bien que la France et l'Espagne soient les deux premières destinations mondiales, cela va changer au cours de la prochaine décennie. La croissance du tourisme se fera principalement en Inde et en Chine, a souligné Mme Simpson. « Shanghaï et Pékin dépasseront la place de Paris en tant que premières villes visitées », a-t-elle averti.

Elle a donc détaillé ses priorités : la durabilité et la digitalisation. Sur le premier point, elle a défendu l’existence de collaborations entre les acteurs privés et publics, afin d’améliorer la responsabilité sociale et environnementale du secteur.

La durabilité du tourisme passe aussi par la réduction d’émissions liées au transport. Elle a appelé à un développement des carburants durables, en particulier pour les croisades et les avions. « L'UE ne produit qu'une infime partie des carburants durables (EUROPE 13220/5, 13229/25), une telle industrie apporterait emplois et investissements », a-t-elle considéré.

La réforme de l’espace aérien et l’initiative ‘Ciel unique européen’ (EUROPE 13338/5) contribueraient aussi à réduire les émissions grâce à des trajets plus directs, et donc des économies de carburants. Le transport au sol est aussi un gros émetteur, et il faudrait également le décarboner.

S’agissant de la digitalisation, Mme Simpson a évoqué la réduction des visas de voyage, mais aussi le développement de l'intelligence artificielle, qui permettrait de réduire les déchets, notamment au niveau de la nourriture. « Le passage au numérique est critique », a-t-elle estimé. 

Elle a mentionné les considérations sociales : le tourisme ne doit pas rester qu'à la portée des plus aisés. L’eurodéputée Elena Kountoura, (La Gauche, grecque), pour sa part, a évoqué les conditions des travailleurs, qui doivent être améliorées.

Maxime Woitrin, représentant de la Présidence du conseil de l’UE, a annoncé que maintenir le tourisme en haut de l'agenda de l'UE, en particulier pour le prochain mandat, était une des priorités de la Belgique. « Il faut s'assurer que les décideurs politiques de l'UE prennent le tourisme au sérieux », a-t-il fait valoir. Il défendra d'ailleurs cette position lors de la réunion informelle des ministres européens du Transport, mardi 20 février à Louvain-La-Neuve.

Lire l'appel du WTTC (en anglais) : https://aeur.eu/f/auy  (Anne Damiani)

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