14/02/24 (Agence Europe) – Le Parti pirate européen a regretté, mardi 13 février, dans la foulée de la validation de l’accord politique sur l’intelligence artificielle en commissions du Parlement (EUROPE 13349/16), que les États membres soient parvenus à « paralyser la loi sur l’IA » et à obtenir la possibilité « d'introduire la surveillance biométrique de masse en utilisant une technologie de reconnaissance faciale défectueuse ». « Avec cette loi sur l'IA, il semble que l'UE ait l'intention de rivaliser avec la Chine, non seulement sur le plan technologique, mais aussi en termes de répression. (…) Au lieu de nous protéger contre ces instruments autoritaires, la loi sur l'IA fournit aux gouvernements un mode d'emploi pour la mise en place d'une surveillance biométrique de masse en Europe », a jugé Patrick Breyer (allemand). L’accord devra encore être soumis aux voix du PE le 11 avril, avant d’être formellement entériné par les Vingt-sept. (TM)