Le réseau citoyen Bureau européen de l’environnement (BEE) a expliqué, le 22 décembre, dans son mémorandum adressé à la Présidence belge du Conseil de l’UE, que cette dernière aura une responsabilité cruciale pour finaliser le 'Pacte vert européen' avant les élections européennes de juin.
« Le temps presse pour l'agenda vert de l'Europe, car il reste beaucoup à faire avant la date butoir du mois de mars », a indiqué le BEE dans un communiqué.
Le BEE est ainsi revenu sur les « résultats mitigés » de la Présidence espagnole et l’année 2023, qui a connu « un assaut sans précédent de la part d'idéologues d'extrême droite et de lobbyistes influents, qui ont cherché à saper activement l'agenda vert de l'Europe », regrettant l’abandon ou la réduction des ambitions dans certains dossiers clés comme le règlement sur la restauration de la nature (EUROPE 13303/30) et le règlement sur les emballages et les déchets d'emballages (EUROPE 13316/5).
Le réseau citoyen a ainsi jugé impératif que la Présidence belge mène à bien les négociations entre institutions de l’UE, « compte tenu du risque imminent d'un Parlement moins progressiste à la suite des élections de juin ».
Le BEE a salué en particulier l'engagement de la Présidence belge en faveur de trois priorités spécifiques : l'économie circulaire, la résilience au changement climatique et la transition juste.
« En 2024, il est essentiel de réaliser le Green Deal et de mettre en place un programme renouvelé d'espoir, non seulement pour tenir les promesses et faire face à la triple crise du climat, de la biodiversité et de la pollution, mais aussi pour saisir les nombreuses possibilités d'action transformatrice », a déclaré le secrétaire général du BEE, Patrick ten Brink.
Pour voir le mémorandum du BEE : https://aeur.eu/f/aak (Pauline Denys)