En réponse à l'invitation des autorités sénégalaises, l’UE observera l'élection présidentielle du 25 février au Sénégal (EUROPE 13216/23), comme elle l'a fait en 2012 et 2019. La mission d’observation électorale (MOE-UE) sera conduite par l’eurodéputée suédoise Malin Björk (La Gauche), nommée par le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell.
« La longue tradition démocratique du Sénégal constitue une base solide pour assurer le respect des droits et libertés de tous les Sénégalais tout au long du processus électoral », a déclaré Josep Borrell lundi 8 janvier dans un communiqué.
L'équipe-cadre de la MOE-UE, composée de neuf analystes, arrivera à Dakar vers la mi-janvier et restera dans le pays jusqu'au terme du processus électoral. Ces analystes seront rejoints par 32 observateurs de long terme qui seront déployés dans tout le pays. 64 observateurs de court terme renforceront ces équipes à l’approche de la date du scrutin.
« Nous espérons contribuer à la réalisation d'un processus électoral transparent et inclusif », a commenté, pour sa part, Mme Björk, assurant que « la MOE de l'UE produira une évaluation détaillée, indépendante et impartiale du processus électoral ».
Le principal opposant, Ousmane Sonko, emprisonné après les manifestations de juin (EUROPE 13194/29), devait être candidat sur décision du Tribunal de Dakar du 14 décembre, mais le Conseil constitutionnel a finalement décidé de le rendre inéligible le 5 janvier, après que la Cour suprême a condamné, le 4 janvier, M. Sonko à 6 mois de prison avec sursis pour diffamation.
À la fin de son mandat, la MOE-UE publiera une déclaration liminaire avant de formuler ses recommandations pour les futurs processus électoraux. (Aminata Niang)