Le Parlement européen a appelé de ses vœux, mardi 9 mai à Strasbourg, la mise en place d’un « cadre réglementaire volontaire non contraignant en matière de cogestion de la pêche ».
En adoptant (583 voix pour, 10 contre et 33 abstentions) le rapport de Clara Aguilera (S&D, espagnole) sur la cogestion, le PE souligne que tout cadre de gestion devrait promouvoir une meilleure gestion des quotas de pêche entre les régions ultrapériphériques et leurs États membres, en tenant compte des spécificités de chacune de ces régions (EUROPE 13151/13).
Lors du débat, Mme Aguilera a estimé que « cette législation qui se développe dans les régions européennes et dans certains pays doit être reprise au niveau européen ». « Nous avons besoin d'une législation européenne sur la cogestion de la pêche afin d'harmoniser et de promouvoir ce projet ».
Le système de cogestion confie une grande partie de la responsabilité de la gestion à ceux qui exploitent directement les ressources halieutiques (armateurs, pêcheurs, organisations professionnelles ou syndicales, ONG...) et prend en compte les aspects sociaux, a conclu Mme Aguilera.
Faut-il modifier le cadre juridique pour renforcer la cogestion ? « La Commission européenne ne le pense pas, car la politique commune de la pêche contient une boîte à outils permettant d'apporter des solutions sur mesure, fondées sur des avis scientifiques, et prévoit un financement », a répondu l'institution. (Lionel Changeur)