Les présidents du Parlement européen, Roberta Metsola, du Conseil européen, Charles Michel, et de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, tout comme les représentants des groupes politiques au PE ont célébré, mercredi 29 mars, les 25 ans des 'Accords du Vendredi saint'.
Cet accord, signé le 10 avril 1998, porte sur une solution politique pour mettre fin à trois décennies de conflit sanglant en Irlande du Nord.
Lors d’une cérémonie, en ouverture de session plénière, ils ont rappelé que cet accord avait apporté « la paix et la réconciliation » en Irlande du Nord. « Cet accord n’a pas juste mis fin à 30 ans de troubles, mais il a ouvert une nouvelle ère de coopération », a rappelé Mme von der Leyen, ajoutant que l’accord était une « promesse d’un avenir meilleur pour tous les gens d’Irlande du Nord ».
Les responsables politiques ont appelé au maintien de cet accord. « Les promoteurs de la paix en Irlande du Nord savent qu’il faut s’engager en faveur des droits politiques et civiques », a notamment souligné Mme Metsola. « Il faut un partage de pouvoir renouvelé en Irlande du Nord pour qu’après 25 ans de paix, on puisse construire 25 ans de prospérité », a souligné Pedro Silva Pereira (S&D, portugais).
Les présidents et députés ont également souligné l’importance du 'cadre de Windsor'. Selon eux, ce cadre doit permettre de maintenir l’intégrité du marché intérieur et l’absence d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.
Le soutien de l’UE à l''Accord du Vendredi saint', notamment à l'aide de fonds, a également été mis en avant. « L'UE a joué un rôle déterminant pour accord et pour sa survie tout au long de ces années », a rappelé M. Michel. « L’UE continuera à travailler pour la réconciliation pour les 25 prochaines années et bien au-delà. Le Royaume-Uni a quitté l’UE, mais la paix reste et reste la promesse européenne », a promis Mme von der Leyen. (Camille-Cerise Gessant)