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Bulletin Quotidien Europe N° 13147
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / ÉgalitÉ de genre

La commission des libertés civiles du PE se penche sur l’inclusion du genre dans ses travaux

La commission des libertés civiles (LIBE) du Parlement européen s’est livrée, mercredi 22 mars, à un exercice d’introspection sur ses pratiques en matière d’inclusion d’une perspective de genre (« gender mainstreaming ») dans ses travaux.

Représentation

Isabel Santos (S&D, portugaise) et Malin Björk (La Gauche, suédoise) ont en effet présenté les données quantitatives sur l’égalité de genre à la commission LIBE pour 2022. Elles trouvent notamment que LIBE est la troisième commission parlementaire comptant le plus de femmes (53,6%) après les commissions de l'emploi (EMPL) et des droits des femmes (FEMM) (EUROPE 13080/18).

« Toutefois, cela ne représente pas la répartition des responsabilités », a nuancé Mme Santos, notant que 80% des membres du Bureau sont des hommes. Alors que la composition du Bureau « résulte directement de l'élection des membres de la commission », elle a appelé à trouver un mécanisme qui permette d’en obtenir une plus équilibrée. 

Par ailleurs, 44% des rapporteurs et 51% des rapporteurs fictifs sont des femmes. Ces dernières portent plus de textes sur la protection des données, la migration et la non-discrimination, contre la coopération législative et les politiques de visa pour les hommes.

Genre et sécurité ou migration

Pour Mme Björk, le défi consiste désormais à s'assurer que des dossiers « tels que les dossiers de sécurité ou de migration » fassent à leur tour l’objet d’une analyse de genre. 

Alors que les eurodéputées ont sollicité une étude au PE sur la mesure dans laquelle LIBE inclut une perspective de genre au sein de ses textes, le rapport appelle déjà à « appliquer une approche intersectionnelle à l’intégration d’une perspective de genre » dans ses rapports et avis. 

L’intersectionnalité consiste à considérer que différentes formes d’oppression croisées créent des nouvelles expériences de discrimination, a expliqué Sarah Chander, cofondatrice d’Equinox. Elle les a dès lors invités à se demander « quelles femmes bénéficient de [leurs] politiques » pour s’assurer qu’elles soient aussi bénéfiques à des catégories moins privilégiées de femmes.

L’inclusion d’une perspective de genre dans la législation est une des priorités de la Présidence suédoise du Conseil de l’UE (EUROPE 13145/24). 

Consulter le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/5y8  (Hélène Seynaeve)

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