Le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarčič, s'est rendu à Gaziantep, en Turquie, ainsi qu'à la frontière syrienne, jeudi 9 février, pour témoigner de la solidarité de l'Union européenne, exprimer de vive voix les condoléances de l'UE et prendre la mesure des besoins énormes sur le terrain, dans les deux pays affectés par le puissant séisme du 6 février, meurtrier et dévastateur (EUROPE 13117/4).
Après avoir rencontré les premiers intervenants secouristes turcs, les services nationaux de secours et les équipes de recherche et médicales, il s'est dit « impressionné par le dévouement dont tous font preuve ».
L'aide la plus récente de l'UE comprend la mobilisation de la réserve RescEU pour fournir 500 unités d'hébergement temporaire, 2 000 tentes et 10 500 lits à la Turquie à partir de ses stocks d'urgence hébergés par la Suède et la Roumanie. La valeur financière de cette aide s'élève à près de 5 millions d'euros.
Cela s'ajoute aux 38 équipes de sauvetage, soit plus de 1 600 secouristes et plus de 100 chiens pisteurs pour rechercher des survivants fournis par 26 pays (dont 21 États membres) via le mécanisme de protection civile de l'UE (EUROPE 13117/4).
Jusqu'à présent, 36 personnes ont ainsi pu être sauvées.
« C'est une course contre la montre. Ces opérations de recherche et de sauvetage se poursuivront aussi longtemps qu'il y aura le moindre espoir de retrouver des survivants », a assuré le commissaire en conférence de presse.
« Aider les Syriens est tout aussi important. Nous essayons de faire le maximum, mais ce n'est pas si facile ». Il a indiqué qu'un arrangement avait été trouvé avec le programme alimentaire mondial (PAM) qui a activé l'UCPM jeudi et « pourra acheminer l'aide de manière équitable et responsable » pour « garantir qu'elle parvienne à ceux qui en ont besoin ». Cela permettra d'acheminer une aide supplémentaire de l'UE. L'Italie et la Roumanie ont déjà fait les premières offres : tentes familiales, sacs de couchage, matelas, lits, produits alimentaires, vêtements d'hiver, etc.
L'un des obstacles cités par le commissaire est le fait que le Conseil de sécurité n'ait autorisé qu'un seul point de passage. Il s'est félicité que le point de passage pour l'aide humanitaire transfrontière soit disponible. « Ce serait plus facile si tous les points de passage étaient autorisés », a-il estimé.
Il a appelé les États membres à répondre à la demande d'assistance introduite par les autorités syriennes auprès de l'UCPM.
Au total, l'aide humanitaire additionnelle de l'UE et ses États membres depuis lundi atteint 50 millions d'euros. M. Lenarčič s'est dit « confiant que davantage viendra ». (Aminata Niang)