Les grandes plateformes (Google, Meta, Microsoft, TikTok, Twitter) signataires du Code de pratique pour la désinformation (EUROPE 13110/16) ont inauguré, jeudi 9 février, un nouveau Centre de transparence (« Transparency Centre ») numérique. Celui-ci accueille, dès à présent, leurs premiers rapports de référence.
Concrètement, ces rapports détaillent la manière dont les plateformes traduisent les engagements pris dans le cadre du Code en mesures tangibles. Ils contiennent, par exemple, la quantité de revenus publicitaires destinés aux acteurs de la désinformation bloqués par les plateformes ou encore des informations et données sur les comportements de manipulation de l’information détectés.
L’objectif du Centre de transparence est donc d’assurer que les plateformes signataires mettent en œuvre leurs engagements et luttent activement contre la désinformation. Par ailleurs, « le Centre de Transparence donne l'opportunité à chacun - y compris aux chercheurs et aux ONG - de se plonger dans les données disponibles et de faire pression pour une amélioration continue et une responsabilisation », s’est félicité le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton.
Tous les signataires ont remis leurs rapports, mais avec une qualité variable. Twitter, notamment, a omis des données ainsi que les engagements pris pour soutenir la communauté des ‘fact-checkers’. « La Russie est également engagée dans une véritable guerre de désinformation et les plateformes doivent se montrer à la hauteur de leurs responsabilités », a plaidé la vice-présidente de la Commission Věra Jourová, se disant déçue du réseau d’Elon Musk.
En effet, si elle se réjouit de la publication des rapports, elle estime que « nous ne pouvons pas compter sur les seules plateformes en ligne pour la qualité des informations. Celles-ci doivent être vérifiables de manière indépendante ».
Les prochains rapports sont attendus en juillet.
Pour consulter les rapports actuels : https://aeur.eu/f/5aa (Hélène Seynaeve)