login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13115
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

'murs' aux frontières extérieures, relocalisations obligatoires, les ministres des Affaires européennes de l'UE restent prudents sur les solutions à apporter à la hausse des flux migratoires

La discussion des ministres des Affaires européennes de l’UE, lundi 6 février, sur la façon de répondre aux flux migratoires en hausse vers l’UE n’a pas fondamentalement fait bouger les lignes parmi les États membres, à quelques jours du Sommet européen, mais a permis de confirmer « la dynamique positive » observée depuis quelque temps, a résumé la ministre suédoise des Affaires européennes, Jessika Roswall.

Selon la ministre, la discussion a en effet démontré la « volonté » de tous les États membres de parvenir à des solutions pour gérer les migrations alors que cinq Présidences successives du Conseil de l’UE se sont déjà engagées vis-à-vis du PE pour faire avancer la réforme en cours, a-t-elle ajouté. « Je crois qu’il y a un élan qui permettra de faire avancer les choses », a dit la ministre.

La discussion a essentiellement porté sur la gestion des frontières extérieures et la façon de mieux contrôler les arrivées « par mer ou par les frontières terrestres », moins sur les mécanismes internes de solidarité comme la relocalisation de demandeurs d'asile, que l'Italie avait à nouveau mise en avant dans un document de préparation au Sommet européen (EUROPE 13114/8).

Il n’a pas non plus été spécifiquement question du financement par le budget européen de clôtures anti-migrants, comme le réclame l’Autriche. Si le sujet a bien été soulevé, il n’a pas donné lieu à des discussions approfondies, a dit la ministre.

À son arrivée, la secrétaire d'État française chargée de l'Europe, Laurence Boone, avait en tout cas estimé que les choses ont toujours « été très claires » jusqu'ici et qu'« il n'y a pas d'argent européen » pour des murs anti-migrants.

Selon une source, les paramètres de ce débat sur la migration avant le Sommet des 9 et 10 février sont restés inchangés, aucune percée n’ayant ainsi été observée sur le financement de ces clôtures ni sur le volet interne de la solidarité.

Interrogé à ce sujet, le vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič, a également réitéré la position de la Commission qui consiste à ne pas allouer de fonds européens à des murs destinés à repousser les migrants.

Cependant, le budget européen finance toutes les infrastructures et équipements de surveillance destinés à protéger les frontières extérieures ; par exemple, des caméras à capteurs thermiques, des équipements comme des drones ou toute la maintenance de ces équipements et infrastructures aux frontières extérieures.

Les fonds européens sont plus « adaptés » pour ce type de dispositifs à la disposition des garde-frontières, a ajouté le vice-président.

Selon une source, des changements restaient toutefois possibles sur ce volet 'migration' des conclusions du Sommet européen, qui devait être rédigé dans la foulée de cette réunion.

La dernière version des conclusions, datée du 2 février, faisait notamment la part belle à la coopération avec les pays tiers en matière de retours et de réadmission et à l'utilisation des différents leviers de pression, entre politiques des visas, politique commerciale ou d'aide au développement. (Solenn Paulic)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL - EMPLOI
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
BRÈVES
Kiosque