Les ministres ont défilé, lundi 6 février, devant la commission de la culture (CULT) du Parlement européen pour présenter les priorités de la Présidence suédoise du Conseil de l’UE. Au menu : les matières qui occuperont le Conseil ‘Éducation, Culture, Jeunesse et Sport’.
Éducation. « L'espace européen de l'éducation est en tête de nos priorités », a assuré la ministre de l’Éducation, Lotta Edholm. Ainsi, la Présidence entend concentrer ses efforts sur la reconnaissance mutuelle automatique des qualifications et sur la réduction des barrières à la mobilité des étudiants, avec des conclusions du Conseil sur le sujet. Pour y parvenir, « nous devons créer le niveau de confiance nécessaire entre les États membres et les différents systèmes éducatifs », a ajouté la ministre.
Stockholm compte également présenter des conclusions sur les compétences requises pour la transition verte, qui souligneront « le rôle clé de la formation professionnelle et de l'enseignement supérieur ».
Alors que Milan Zver (PPE, slovène) a exprimé ses inquiétudes quant à l’impact négatif de l’inflation sur les programmes Erasmus, sondant la volonté de la Présidence de « combler les écarts entre les coûts réels de la mobilité et les [bourses] Erasmus+ », Mme Edholm a plutôt préconisé « des flexibilités au sein du programme pour relever les défis de la période de programmation ».
Culture. La ministre de la Culture, Patricia Liljestrand, a rappelé l’intention de la Présidence d’échanger avec les États membres sur l’impact de la crise énergétique sur le secteur culturel. Elle prévoit également des Conclusions sur les artistes ayant fui la guerre en Ukraine, visant notamment à leur offrir des « conditions de travail appropriées ».
Jeunesse. Le ministre des Affaires sociales, Jakob Forssmed, pour sa part, a annoncé vouloir encourager l’inclusion de la jeunesse au sein des politiques (« youth mainstreaming »). Interpellé par Laurence Farreng (Renew Europe, française) sur l’introduction de « tests d’impact sur la jeunesse », il s'est dit « heureux d'en discuter », si la Commission européenne fait une proposition en ce sens.
La Suède prévoit également des conclusions sur la participation politique des jeunes et de développer les dialogues européens de la jeunesse. Enfin, le ministre a insisté sur l’importance de la santé mentale des jeunes.
Sport. Dans le domaine sportif, M. Forssmed, a mis l’exergue sur les composantes du modèle européen du sport, reposant sur « une structure pyramidale, un système ouvert de promotions, une approche de terrain […], le volontariat et une fonction sociale ». Alors que la Suède sera occupée par les questions de bonne gouvernance dans le cadre du Plan de travail de l’UE pour le sport, son ambition est de promouvoir ce modèle et d'assurer son bon fonctionnement.
Interrogé sur d'éventuelles conclusions du Conseil par Tomasz Frankowski (PPE, polonais), le ministre a dit vouloir se baser sur les conclusions du modèle européen du sport de 2021, tout en évaluant le besoin de les réviser, notamment en matière de « représentation dans les fondations et conseils d'administration », et la participation des jeunes aux activités sportives après la pandémie. (Hélène Seynaeve)