Le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe (GRECO) a publié, jeudi 19 janvier, un rapport sur la Bulgarie dans lequel il réclame une série de mesures fortes afin de lutter contre la corruption au sein de l’exécutif et des services répressifs.
Les experts déplorent notamment l'absence de code d'éthique régissant les activités des hauts fonctionnaires du gouvernement.
Ils appellent à plus de transparence en ce qui concerne tant leurs rémunérations que leurs éventuelles activités annexes et que leurs interactions avec les lobbyistes.
Manquent également une vérification convaincante de leurs déclarations d’intérêts et de patrimoine ainsi qu’une réponse efficace de la justice pénale aux délits de corruption.
En ce qui concerne la police, le GRECO réclame un renforcement de l'indépendance de celle-ci vis-à-vis des influences politiques, une cartographie des risques de corruption la concernant, la mise en place d’une stratégie spécifique et efficace pour contrer cette corruption ainsi que la publication d'un code d’éthique.
Sont également mises en cause : les procédures de recrutement et de promotion au sein de la police, de même que l’absence de protection efficace des lanceurs d’alerte.
Sur cette base, le GRECO adresse aux autorités bulgares 13 recommandations concernant la prévention de la corruption parmi les hauts fonctionnaires et 15 relatives à la police.
Leur mise en œuvre sera évaluée en 2024.
Lien vers le rapport du GRECO : https://aeur.eu/f/4yy (Véronique Leblanc)