La coalition des ministres du Commerce pour le climat a été officiellement lancée, jeudi 19 janvier à Davos, en marge du Forum économique mondial. L'UE est aux commandes de cette initiative, avec l'Équateur, le Kenya et la Nouvelle-Zélande, et celle-ci compte 26 pays en plus de l'UE. Les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse, le Japon, mais aussi des pays moins développés, comme l'Angola et le Mozambique, en font par exemple partie.
L'objectif de la coalition est « d'identifier les manières par lesquelles la politique commerciale peut contribuer à répondre au changement climatique ». Pour ce faire, elle devra promouvoir le commerce et l'investissement dans les services et technologies dites 'vertes'. Le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, a nommé les panneaux solaires, les éoliennes et l'hydrogène, mais aussi les systèmes d'irrigation efficaces qui pourraient être utiles pour les pays les moins développés (LDC).
Le soutien aux LDC ainsi qu'aux pays en développement qui sont vulnérables figure en effet dans les priorités de la coalition.
Une coalition « inclusive »
À Davos, le commissaire européen Valdis Dombrovskis et les ministres australien et équatorien du Commerce ont indiqué avoir rencontré des représentants du secteur privé, des ONG et du personnel académique. « Il est vraiment crucial que cela soit inclusif et qu'on ne laisse personne à l'écart », a insisté Damien O'Connor, ministre australien du Commerce.
La coalition est d'ailleurs ouverte à tous les pays qui souhaiteraient la rejoindre. Ses ministres se rencontreront pour la première fois en 2024 à Abou Dhabi, en marge de la 13e conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). (Léa Marchal)