Condamnant dans les termes les plus forts les exécutions de manifestants pacifiques en Iran, le Parlement européen a appelé, jeudi 19 janvier, à l’adoption de sanctions supplémentaires à l’encontre des responsables des violations des droits de l’homme dans le pays.
Les eurodéputés, dans la résolution commune des groupes Verts/ALE, Renew Europe, PPE, S&D et CRE qu’ils ont adoptée à main levée, demandent l’inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) et de ses forces subsidiaires, y compris la milice paramilitaire Basij et la Force Quds, sur la liste des organisations terroristes de l'UE, et que soit interdite toute activité économique et financière impliquant des entreprises et des activités commerciales liées au IRGC ou à des individus qui y sont affiliés.
Ils souhaitent aussi l’adoption de mesures restrictives à l’encontre du guide suprême, Ali Khamenei, du président, Ebrahim Raisi, du procureur général, Mohammad Jafar Montazeri, et de toutes les fondations liées à l’IRGC. Selon le PE, l’UE doit envisager des sanctions à l'encontre des 227 membres du Parlement iranien qui ont encouragé le recours à la peine de mort et contre les juges qui ont prononcé des condamnations contre les manifestants.
Le PE estime que le « mépris flagrant » du régime iranien pour la dignité humaine et les aspirations démocratiques de ses propres citoyens et son soutien à la Russie nécessitent de « nouveaux ajustements » de la position de l'UE à l'égard du pays.
Les eurodéputés condamnent fermement le fait que les procédures pénales et la peine de mort ont été instrumentalisées par le régime iranien pour éradiquer la dissidence et punir les personnes qui exercent leurs droits fondamentaux. Ils demandent donc aux autorités iraniennes de mettre immédiatement et inconditionnellement un terme à tout projet d'exécution, d’annuler les condamnations et peines de mort déjà prononcées et de s’abstenir de prononcer de nouvelles condamnations à mort.
Voir la résolution : https://aeur.eu/f/4yr (Camille-Cerise Gessant)