Les ministres des Affaires étrangères du G7 et le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, ont promis, vendredi 30 septembre dans la soirée, de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie à la suite de l’annonce de l’incorporation des régions ukrainiennes de Donetsk, Luhansk, Kherson et Zaporizhzhya dans la Russie.
Soulignant que les « efforts du président Poutine » pour incorporer ces régions dans le territoire russe constituaient « un nouveau point bas dans le mépris flagrant de la Russie pour le droit international et un nouvel exemple des violations inacceptables par la Russie de la souveraineté de l'Ukraine », les ministres et le Haut Représentant ont prévenu dans, leur déclaration commune, qu’ils ne reconnaîtraient « jamais ces prétendues annexions, ni le simulacre de 'référendum' mené sous la menace des armes ».
En représailles, le G7 a annoncé qu’il imposerait des coûts économiques « supplémentaires » à la Russie, ainsi qu'aux personnes et entités - à l'intérieur et à l'extérieur de la Russie - qui apportent un soutien politique ou économique à ces violations du droit international.
Les ministres ont en outre réitéré leur condamnation de la rhétorique nucléaire « irresponsable » de la Russie. « Elle ne nous distraira pas et ne nous dissuadera pas de soutenir l'Ukraine, aussi longtemps que nécessaire », ont-ils prévenu.
Par ailleurs, les discussions entre États membres de l’UE sur de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie se poursuivront ce mardi 4 octobre au niveau des ambassadeurs. Si les discussions ont, semble-t-il, bien avancé, lundi 3 octobre, un accord n’a pas encore été trouvé.
À noter que l’UE et plusieurs États membres ont convoqué des diplomates russes, dans le cadre d'une action coordonnée, pour condamner l'annexion illégale par la Russie des quatre régions ukrainiennes. (Camille-Cerise Gessant)