L'UE a dénoncé, samedi 1er octobre, le coup de force par lequel des officiers putschistes burkinabès ont délogé du pouvoir le président de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même auteur du coup d'État militaire du 24 janvier qui avait renversé le président démocratiquement élu, Roch Marc Christian Kaboré (EUROPE 12877/13).
« L’Union européenne dénonce le nouveau coup de force au Burkina Faso, qui met en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois, notamment de la part de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), afin d’encadrer la Transition », a souligné, dans un communiqué, le Service européen pour l'action extérieure au nom du Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell.
Dimanche, M. Damiba acceptait de démissionner, répondant à l'injonction du capitaine Ibrahim Traoré, nouvel homme fort à la tête de la transition, soutenu par des centaines de manifestants à Ouagadougou.
« L’Union européenne en appelle au respect des engagements pris, qui ont été à la base de l’accord trouvé avec la CEDEAO le 3 juillet dernier, afin d’accompagner le Burkina Faso vers un retour à l’ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024 », poursuit le communiqué.
L'UE déplore en outre « la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays et reste aux côtés du peuple burkinabè dans ces moments difficiles ». (Aminata Niang)