Les États membres de l’UE ont examiné, jeudi 15 septembre, dans le cadre d'une réunion du comité 'Éducation' du Conseil de l'UE, le projet de conclusions de la Présidence tchèque du Conseil concernant le soutien au bien-être dans l’éducation numérique.
Dans un contexte où « la façon dont les gens apprennent, travaillent, utilisent l'information et communiquent » a « radicalement » changé, la Présidence tchèque du Conseil de l’UE invite ainsi les États membres à mettre l’accent sur le renforcement du bien-être des étudiants et éducateurs dès la conception des politiques et stratégies nationales dans le domaine.
En outre, les processus d’enseignement et d’apprentissage prenant en compte cette dimension devraient aussi être promus, en prenant en considération l’impact des technologies et du numérique sur les élèves et étudiants. Par ailleurs, la coopération devrait être accrue entre l’enseignement numérique, les professionnels et les services de santé.
Alors que des travaux sont actuellement menés sur plusieurs législations en matière de numérique - comme l’intelligence artificielle (EUROPE 13014/30) ou la législation sur les données (EUROPE 13021/18) -, le projet de conclusions indique que l’intégration des technologies 'avancées' devrait être encouragée dans le domaine de l’éducation afin de mieux soutenir les élèves et étudiants vulnérables et défavorisés.
Un travail de sensibilisation devrait aussi être mené pour équilibrer le temps passé 'sur écran' et 'sans écran'.
Du côté des éducateurs, la Présidence tchèque du Conseil propose d’explorer « les moyens d’aider à promouvoir l'esprit critique des élèves et des étudiants, l'éducation aux médias et au numérique et le travail avec des données et des informations », en mettant notamment l’accent sur la désinformation.
Pour y parvenir, la Présidence tchèque du Conseil estime qu’il serait nécessaire d’envisager d'utiliser les possibilités offertes par les instruments existants de l’UE, tels que le Fonds social européen plus ou le programme Erasmus+ - pour développer les futures politiques d'éducation numérique.
Voir le projet de conclusions : https://aeur.eu/f/35g (Thomas Mangin)