Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a demandé, mardi 13 septembre, l'arrêt des hostilités entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, après que de nouveaux combats dans le Haut-Karabakh ont fait une cinquantaine de morts du côté arménien.
« Il est impératif que les hostilités cessent et que les parties retournent à la table des négociations », a déclaré M. Borrell, se disant en contact avec les ministres des Affaires étrangères des deux pays qui s'affrontent depuis le début des années 1990 pour la souveraineté du Haut-Karabakh, région azerbaïdjanaise peuplée principalement d'Arméniens.
La dernière guerre, à l'automne 2020, avait été perdue par l'Arménie, qui avait dû céder des territoires importants à l'Azerbaïdjan. Depuis lors, la Russie avait déployé une force de maintien de la paix.
M. Borrell demande aux belligérants de « retourner à leurs positions tenues avant cette escalade » et de « respecter pleinement le cessez-le-feu » que les Russes assurent avoir négocié entre les parties.
Le représentant spécial de l'UE dans la région, Toivo Klaar, a immédiatement été dépêché en vue de contribuer au retour au calme et de discuter des prochaines étapes du processus de paix sous médiation européenne entre les leaders des deux pays, le dernier en date ayant eu lieu fin août (EUROPE 13011/5).
La France portera ce conflit au Conseil de sécurité de l'ONU, dont elle assume actuellement la présidence.
« Les désaccords entre États membres du Conseil de l’Europe doivent se résoudre pacifiquement au moyen de négociations », a déclaré, de son côté, la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić. Rappelant qu’en adhérant au Conseil de l’Europe, « ces deux pays se sont engagés à résoudre pacifiquement le conflit », elle les a appelés à « respecter leur engagement ».
L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont adhéré simultanément au Conseil de l’Europe le 25 janvier 2001. (Mathieu Bion et Véronique Leblanc)