Les ministres européens de la Recherche, réunis en configuration 'Compétitivité' du Conseil de l'UE, ont adopté le 10 juin le jeu de conclusions sur l'évaluation de la recherche et la mise en œuvre de la science ouverte. Un dossier porté par la Présidence française du Conseil de l’UE.
Pour la ministre française de la Recherche, Sylvie Retailleau, qui présidait le Conseil, ces conclusions abordent trois enjeux qui permettront de renforcer l’Espace européen de la Recherche et de rendre plus attractifs les métiers de la recherche en Europe : - la réforme des systèmes d’évaluation de la recherche, notamment en intégrant plus d’éléments qualitatifs et l’impact sociétal de la recherche ; - le renforcement des capacités éditoriales de l’UE (publications universitaires et communication scientifique) ; - la promotion du multilinguisme comme vecteur de diffusion de la recherche et des résultats de la recherche.
La ministre a rappelé combien la pandémie de Covid-19 avait fait apparaître la nécessité d’obtenir un accès rapide aux résultats et aux éléments scientifiques.
Le déjeuner informel qui a clôturé la session 'Recherche' de ce Conseil 'Compétitivité' a été l’occasion pour les ministres de participer à un débat d’orientation dédié au soutien à apporter aux jeunes chercheurs en temps de crise.
Les ministres ont échangé sur les mesures existantes dans les États membres et ont tenté d’identifier les mesures qui pourraient faire l’objet d’une coordination renforcée dans l'UE.
La commissaire européenne à l'Innovation, la Recherche, la Culture, l’Éducation et la Jeunesse, Mariya Gabriel, a relevé notamment le besoin de définir un cadre européen pour les carrières de la recherche dans le contexte de l’Espace européen pour la Recherche.
Elle a ajouté que la Commission examinait les outils à proposer à de jeunes chercheurs.
La commissaire a appelé à un cadre cohérent et à des initiatives concrètes pour attirer les jeunes chercheurs en Europe.
C’est un dossier qui sera transmis à la Présidence tchèque du Conseil de l’UE.
Lien vers les conclusions : https://aeur.eu/f/22a (Émilie Vanderhulst)