Le prélèvement d'organes sur des prisonniers en Chine pourrait compter comme un crime contre l'humanité tel que défini par le Statut de Rome créant la Cour pénale internationale (CPI), selon les eurodéputés. Le Parlement européen a adopté à main levée, jeudi 5 mai, une résolution condamnant ces pratiques illégales, qu'il juge persistantes et inhumaines en Chine.
Les élus appellent la Chine à signer le Statut de Rome, à répondre aux allégations de prélèvement d'organes et à autoriser une surveillance indépendante, y compris par le commissaire des Nations Unies pour les droits humains. Pékin devrait aussi se conformer aux obligations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la transparence et la traçabilité des transferts d'organes, d'après la résolution adoptée.
Les députés rappellent que la Chine a ratifié la convention contre la torture. « La relation UE-Chine doit être basée sur le respect de ces valeurs et des conventions internationales auxquelles nous sommes parties. C'est pourquoi nous demandons que la Chine respecte les exigences de l'OMS et la convention contre la torture », a affirmé Maria Arena (S&D, belge).
Le PE réclame également que les États membres s'assurent que leurs accords de coopération avec des pays tiers dans le domaine de la santé et de la recherche respectent les principes éthiques de l'UE en lien avec le don d'organes ou l'usage d'organes à visée scientifique.
Voir la résolution adoptée : https://aeur.eu/f/1id (Léa Marchal)