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Bulletin Quotidien Europe N° 12938
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Invasion Russe de l'Ukraine / Aide humanitaire

Janez Lenarčič appelle la communauté internationale à combler le déficit de financement de besoins exponentiels dans le monde

Devant les députés de la commission du développement du Parlement européen, le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarčič, a de nouveau insisté, lundi 25 avril, sur l'ampleur des besoins humanitaires dans le monde et le déficit alarmant de financement à combler (EUROPE 12917/21), appelant la communauté internationale à 'faire plus et mieux' pour y répondre.

« 274 millions de personnes avaient besoin d’aide humanitaire avant la crise, selon l’ONU. Avec l’agression russe contre l'Ukraine, 300 millions de personnes sont dans le besoin aujourd’hui », a-t-il déclaré, dénonçant, en parallèle, l'augmentation des violations du droit humanitaire, en Ukraine et dans le monde.

S'agissant de l'Ukraine, plus de 22 000 tonnes d'aide urgence ont été livrées par l'UE. En outre, 143 millions d'euros ont été engagés par la Commission européenne comme financement humanitaire initial pour l’Ukraine et la Moldavie (EUROPE 12935/4). Sur ce montant, près de 93 millions ont déjà été déboursés pour les partenaires humanitaires sur le terrain.

« La 2e tranche de 50 millions d'euros est en cours d'acheminement aux partenaires humanitaires », a-t-il précisé.

À l'heure où les Nations Unies ont lancé, lundi, un nouvel appel humanitaire de 2,2 milliards de dollars US « seulement jusqu’au mois d’août », le commissaire a rappelé que l'appel précédent (1,7 milliard de dollars sur 3 mois) n'avait pas été entièrement financé et a dit compter sur les députés pour obtenir le soutien du Parlement et dans les discussions avec les États membres de l'UE pour une réponse adéquate.

Selon lui, « l'Ukraine n'est pas la dernière crise humanitaire. Déplacer le financement humanitaire d’une crise à l’autre n’est pas une option ». 

Parmi les nombreuses autres crises, il a cité : - la Syrie, « l’une des plus grandes crises humanitaires de notre temps » avec 15 millions de personnes nécessitant une aide d’urgence et un enfant sur quatre de moins 5 ans en retard de croissance ; - l'Éthiopie, où des millions de personnes ont besoin d’aide du fait de la guerre au Tigré ; - l'Afghanistan, où l’effondrement de l’économie a pour effet que les denrées alimentaires ne sont pas accessibles à un grand nombre de communautés vulnérables.

« Le Programme alimentaire mondial projette que près de 9 millions d'Afghans sont au bord de la famine. C’est le chiffre le plus élevé à travers le monde », a souligné le commissaire.

Il a cité aussi le Yémen, où 19 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire aiguë. 

L’augmentation des besoins liés à l’insécurité alimentaire au cours des 7 dernières années s’est encore aggravée par l’impact mondial de la guerre en Ukraine. 

Et d'ajouter : « Sans compter qu'il ne faut pas oublier les 'crises oubliées' » - celle des réfugiés sahraouis, la crise en Birmanie, celle du Venezuela, où « plus de 6 millions de personnes ont quitté le pays et beaucoup sont contraintes de fuir à cause de pénuries alimentaires», les crises au Liban, au Niger, en Palestine, au Cameroun, en RCA, en Somalie - liste non exhaustive. (Aminata Niang)

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