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Bulletin Quotidien Europe N° 12901
Sommaire Publication complète Par article 14 / 22
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

L’UE serait en mesure de se passer du gaz russe dès l’hiver prochain, selon une analyse de Bruegel

Si la Russie décidait d’interrompre ses livraisons de gaz à l’Union européenne ou que celle-ci décidait d’introduire un embargo sur le gaz russe pour soutenir l’Ukraine, il devrait être possible de remplacer le gaz russe dès l’hiver prochain sans que l’activité économique soit dévastée, que les gens aient froid ou que l’approvisionnement en électricité soit perturbé, estime le centre de réflexion (think tank) Bruegel, dans une analyse publiée le 28 février. 

Cela nécessiterait « de l’improvisation et un esprit d’entreprise », la révision de « dizaines de règlements » et des « procédures habituelles », des dépenses rapides et conséquentes et la prise de « décisions difficiles », prévient néanmoins l’organisation.

Et d’ajouter : « Dans de nombreux cas, le temps sera trop court pour obtenir des réponses parfaites ».

Établissant trois scénarios (la fin des importations russes, des importations limitées et des importations ordinaires), l’analyse montre qu’en cas d’arrêt total des livraisons de gaz russe, même un niveau record d’importations de gaz (y compris du gaz naturel liquéfié) en provenance d’autres pays ne suffirait pas à remplir suffisamment les stocks avant l’hiver prochain.

D’après Bruegel, la marge dont dispose l’UE pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe dépend en fait fortement de la demande.

L’Europe devrait ainsi réduire sa demande de gaz d’au moins 400 TWh (soit 10 à 15% de la demande annuelle). Un cas de figure « possible », selon les auteurs de l’analyse, pour lesquels une combinaison d’options exceptionnelles pourrait même permettre de réduire cette demande d’au moins 800 TWh.

Parmi ces options : un déploiement rapide de panneaux photovoltaïques et de pompes à chaleur, une réduction de la demande dans l’industrie, un passage du gaz au charbon, retarder la sortie du nucléaire, réaliser des économies d’énergie dans les secteurs résidentiel et commercial.

L’analyse épingle en outre les limites de l’UE concernant la hausse de ses importations de gaz naturel liquéfié.

Voir l'analyse : https://aeur.eu/f/k3  (Damien Genicot)

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