login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12901
Sommaire Publication complète Par article 11 / 22
Invasion Russe de l'Ukraine / Conseil de l'europe

L’ambassadeur de l’Ukraine au Conseil de l'Europe refuse tout contact avec son homologue russe et confirme une requête auprès de la Cour européenne des droits de l’homme

« À aucun moment je n’ai parlé avec la marionnette du Tsar Poutine », a déclaré, mardi à l'heure de midi, Borys Tarasyuk, représentant permanent de l’Ukraine auprès du Conseil de l’Europe, en parlant de son homologue russe, Ivan Soltanovsky.

« Je n’avais aucune raison de m’adresser à un menteur », a-t-il ajouté en évoquant les deux journées de négociations qui ont mené le Comité des ministres à annoncer la suspension immédiate des représentations de la Russie au Conseil de l’Europe.

« La situation en Ukraine est horrible », a confirmé le diplomate, avant de rappeler, dans l’ordre des priorités, les demandes de son pays : des armements, une assistance financière et une assistance humanitaire. Viendra ensuite – très vite – la question de l’accueil des réfugiés.

M. Tarasyuk a aussi précisé que, lundi 28 février, son gouvernement avait prié la Cour européenne des droits de l’homme d’indiquer à la Russie des « mesures provisoires urgentes » liées aux « violations massives des droits de l’homme commises par les soldats russes dans le cadre de l’agression militaire lancée contre le territoire souverain de l’Ukraine ».

La Cour y a répondu ce mardi en fin de journée en appelant le gouvernement russe « à s’abstenir de lancer des attaques militaires contre les personnes civiles et les biens de caractère civil, y compris les habitations, les véhicules de secours et les autres biens de caractère civil spécialement protégés, tels que les écoles et les hôpitaux, et à assurer immédiatement la sécurité des établissements de santé, du personnel médical et des véhicules de secours sur le territoire attaqué ou assiégé par les soldats russes ».

Prévue par l’article 39 de la Convention des droits de l’homme, une telle intervention de la Cour ne s’applique « qu’en cas de risque imminent de dommages irréparables ». (Véronique Leblanc)

Sommaire

Invasion Russe de l'Ukraine
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL