Le nouveau représentant spécial de l’UE pour le processus de paix au Proche-Orient, Sven Koopmans, a plaidé, lundi 28 février, pour une plus grande implication de l’UE en vue d’une solution à deux États.
Prévenant qu’il ne fallait pas s’attendre à un excès d’initiative de la part des États-Unis, M. Koopmans a estimé, lors d’une audition en commission des Affaires étrangères du Parlement européen, que « cela impliquait de plus grandes responsabilités » pour l’UE tout en sachant « les difficultés de la situation, que les chances de succès à court et moyen termes sont limitées ». « Nous devons essayer de trouver des ouvertures là où c’est possible », a-t-il expliqué sans donner de détails.
Le représentant spécial a révélé que la situation sur le terrain était « décevante, dangereuse ». Selon lui, il y a des « risques, peut-être plus que par le passé, de violence ». Il a rappelé que les violences de mai 2021 n’avaient pas encore débouché sur un cessez-le-feu durable. « Dire que la situation sur le terrain est inquiétante est un euphémisme », a-t-il ajouté.
Le représentant spécial a précisé qu’il n’y avait pas assez d’amélioration sur le terrain, que ce soit sur les mesures au quotidien pour les Palestiniens ou sur le processus de paix.
Selon M. Koopmans, si le nouveau gouvernement israélien a créé une atmosphère plutôt positive, il n’y a pas suffisamment de mesures prises pour convertir cette atmosphère en réalité, pour améliorer la situation des Palestiniens et pour lancer une ouverture pour le processus de paix. Il a ajouté que les accords d’Abraham n’ont pas permis d’avoir beaucoup de progrès pour le côté palestinien.
Et même si les Européens paraissent souvent désunis sur la situation au Proche-Orient, le représentant spécial a estimé qu’il y avait « une beaucoup plus grande unité sur une solution à deux États que l’on ne veut bien le dire souvent ». (Camille-Cerise Gessant)