Les chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l'Union européenne se sont engagés, dans la nuit du 24 au 25 février, à soutenir la population civile ukrainienne et ont demandé à la Russie et ses forces armées de « respecter le droit humanitaire international et de permettre un accès humanitaire sûr et sans entrave ainsi que de fournir une assistance aux personnes dans le besoin », selon les conclusions adoptées.
Alors que 5 millions de personnes pourraient être « déplacées » par ce conflit, selon Linda Thomas-Greenfield, l'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, le Premier ministre irlandais, Michael Martin, a annoncé, en arrivant à Bruxelles, une aide humanitaire supplémentaire de 10 millions d’euros pour gérer la situation humanitaire.
La France, de son côté, a annoncé une aide supplémentaire de 300 millions d’euros pour soutenir l’économie du pays.
« Nous sommes gravement préoccupés par la détérioration rapide de la situation et l'action militaire en cours en Ukraine », a commenté dans la journée du 24 février le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR). « Les conséquences humanitaires sur les populations civiles seront dévastatrices », a-t-il ajouté.
Le UNHCR « travaille avec les autorités, les Nations Unies et d'autres partenaires en Ukraine et est prêt à fournir une assistance humanitaire partout où cela est nécessaire et possible. À cet effet, la sécurité et l'accès aux efforts humanitaires doivent être garantis ».
Voir les conclusions du Conseil européen : https://aeur.eu/f/ib (Solenn Paulic avec Camille-Cerise Gessant)