Luigi Di Maio, ministre italien des Affaires étrangères et président du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, Tiny Kox, président de l’Assemblée parlementaire, et Marija Pejčinović Burić, Secrétaire générale de l’Organisation, ont publié, mardi 15 février dans la soirée, une déclaration où ils se disent « extrêmement préoccupés par les fortes tensions autour de l’Ukraine » et « consternés par la perspective d’un conflit majeur sur notre continent et entre nos États membres ».
Ils réaffirment leur « soutien indéfectible à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues », appellent « les États membres concernés à redoubler d’efforts pour éviter une nouvelle aggravation de la situation et un éventuel conflit armé » ainsi qu’à « une désescalade immédiate de la rhétorique et des actions » et à la « poursuite du dialogue ».
Un dialogue « fondé sur les principes inscrits dans le statut du Conseil de l’Europe et de la Convention européenne des droits de l’homme », est-il rappelé à l’Ukraine et à la Russie, toutes deux membres de l’organisation.
Pour rappel, de 2014 à 2019, la délégation russe avait boycotté l’hémicycle de l’assemblée parlementaire après des sanctions (dont la suspension de son droit de vote) consécutives à l’annexion de la Crimée.
Son retour, sans avoir souscrit aux conditions posées, avait été adopté par l’assemblée en dépit des voix contraires exprimées par les délégations ukrainienne, géorgienne, balte et britannique, auxquelles il faut ajouter une majorité des suffrages polonais et suédois.
L’Ukraine, quant à elle, bénéficie d’un plan d’action 2018-2022 du Conseil de l’Europe afin d’aligner davantage ses législations, institutions et pratiques sur les normes européennes. Ce Plan d’action a aussi pour vocation de contribuer aux objectifs de l’accord d’association Ukraine/Union européenne entré en vigueur en 2017. (Véronique Leblanc)