login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12892
Sommaire Publication complète Par article 16 / 33
SÉCURITÉ - DÉFENSE / Otan

Pour l’Alliance, il n’y aucun signe d'apaisement à la frontière ukrainienne

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a estimé, mercredi 16 février, que, malgré les annonces russes, il n’y avait aucun signe d’apaisement à la frontière ukrainienne.

« Jusqu'à présent, nous ne voyons aucun signe de désescalade sur le terrain. Aucun retrait de troupes ou d'équipements », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à l’issue de la première journée de la ministérielle ‘Défense’ de l’OTAN. Selon lui, la Russie maintient une « force d’invasion massive prête à attaquer avec des capacités haut de gamme, de la Crimée à la Biélorussie ». « Il s'agit de la plus grande concentration de forces en Europe depuis la guerre froide », a rappelé M. Stoltenberg.

Interrogé sur la cyberattaque dont a été victime l’Ukraine le 15 février, le secrétaire général a fait part de ses préoccupations, expliquant que cette cyberattaque ou le fait que les troupes russes se mettent en position étaient « le genre d'actions et de mesures que nous attendons avant une intervention militaire plus importante en Ukraine ».

Dans une déclaration commune, les ministres de la Défense des pays alliés ont souligné leur profonde préoccupation concernant le « renforcement à très grande échelle, en l’absence de provocation et sans justification, du dispositif militaire russe en Ukraine et alentour ainsi qu’en Biélorussie ». Ils ont donc exhorté la Russie, « avec la plus grande fermeté », à choisir la voie de la diplomatie, à inverser immédiatement le processus de renforcement de son dispositif et à retirer ses forces de l’Ukraine, conformément à ses obligations et engagements internationaux.

M. Stoltenberg a également jugé que la contestation par la Russie, en utilisant la force, des principes fondamentaux sous-tendant la sécurité de l’Alliance depuis des décennies était « la nouvelle normalité en Europe ». Les ministres ont rappelé que l’Alliance restait attachée aux principes fondamentaux qui forment le socle de la sécurité européenne, notamment le droit de chaque pays de choisir ses propres arrangements de sécurité.

Le secrétaire général a en outre rappelé que l’OTAN était prête au dialogue et qu’elle avait envoyé des propositions concrètes à Moscou, qui n’y a pour l’instant pas répondu. Il a également réitéré son invitation à la Russie pour un nouveau Conseil OTAN-Russie. Dans leur déclaration, les Alliés ont exprimé leur volonté de prendre part à un nouveau dialogue sur la sécurité européenne suivant l’initiative présentée par la Pologne dans le cadre de la présidence de l’OSCE.

Estimant que les actions russes faisaient peser une grave menace sur la sécurité euro-atlantique, les ministres se sont dits prêts à renforcer encore la posture défensive et dissuasive de l'OTAN pour faire face à toute éventualité. M. Stoltenberg a annoncé que les ministres avaient décidé d'élaborer des options pour renforcer encore la dissuasion et la défense de l'Alliance et notamment d'envisager la création de nouveaux groupements tactiques en Europe centrale et orientale et en Europe du Sud-Est. La France a déjà proposé de diriger un tel groupement tactique en Roumanie. « Nos commandants militaires vont maintenant travailler sur les détails et faire rapport dans les semaines à venir », a précisé le secrétaire général.

Les Alliés ont rappelé leur attachement « sans faille » à l’article 5 du traité de Washington sur la défense collective. « Nous sommes unis, résolus à nous défendre mutuellement », ont-ils prévenu.

Voir la déclaration des Alliés : https://aeur.eu/f/d4  (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

COUR DE JUSTICE DE L'UE
INSTITUTIONNEL
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES